DURANT LES PREMIERS SIECLES XV
montré les anciennes écoles cléricales qui ont précédé ou accompagné la nôtre.
Ajoutons cependant quelques mots , pour être plus complet, sur les écoles de cette nature, qui surgirent après le haut Moyen-âge.
Celles dont nous avons parlé tombèrent presque toutes au VIIe siècle et au commencement du VIIIe. Mais Pépin le Bref et Charlemagne les relevèrent, toutefois sous une forme légèrement différente. Ils demandèrent à deux reprises aux papes contemporains de nouveaux livres de chant et des maîtres romains. Des écoles musicales furent établies à Saint- Gall, à Metz et à Soissons. En même temps, les conciles renouvelèrent les décrets portant création des écoles cléricales près des évêchés, dans les monastères et les paroisses.
Sous l'impulsion des évèques et des empereurs , il y eut, avec des alternatives diverses, jusqu'aux Normands, une véritable renaissance. L'école du Palais donnait l'exemple aux autres : car, consacrée spécialement à l'exécution des offices dans la chapelle de Charlemagne, de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve, comme jadis sous les rois Mérovingiens, elle était en sa manière une sorte de Maîtrise supérieure. Les Cathédrales rivalisèrent quelque temps entre elles, et envoyèrent des élèves près des chantres venus d'Italie. Les conciles d'Aix-la-Chapelle (806), et après eux Gauthier et Théodulfe, évèques d'Orléans, pressèrent l'érection des écoles paroissiales l. Enfin les monastères, surtout après la réforme de Benoît d'Aniane, et les Chapitres, après celle de Chrodegand, se constituèrent d'une façon plus régulière, et entretinrent chez eux des enfants destinés au culte. Si Cluny n'en avait que six, Saint-Riquier en avait cent : la plupart des Cathédrales en avaient une dizaine, formant la partie la plus jeune des Chapitres 2.
1 Labbe, Conc. t. 8, p. 637 et t. 7, p. 1140.
2 Dachery, Spicil., t. 4, p. 469, Chronica Centulensis, II, cap. VI,