‹ L'ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres de V e siècle à la RévolutionChapitre 31 sur 101 · I. — OFFICES DE CHAQUE JOUR · texte numérisé non relu

I. — OFFICES DE CHAQUE JOUR

Le service divin de chaque jour comprenait d'abord les Matines, les Laudes et Prime, puis la messe De Beata, la messe d'Obit et Tierce, enfin la messe capitulaire et Sexte. Le soir, il y avait None, Vêpres et Complies. A ces offices. il faut ajouter des processions et des Saluts. Les enfants figuraient à tous ces exercices habituels et pourtant déjà nombreux, au moins quand ils étaient doubles (1365).

Les Matines se chantèrent à minuit jusqu'à l'assassinat, sur les marches du portail nord, du chantre Renaud de l'Epine, en 1253 !. Après cet événement, on cessa quelque temps de les dire à cette heure, et on les renvoya au matin ; on fît de même vers 1315, lors de certains différends du Chapitre avec l'Evêque. Mais, à Noël de l'an 1320, on les rétablit à minuit, selon l'antique usage, sicut fieri solet ab antîquo, toutefois en les laissant facultatives jusqu'à Pâques2. En 1360, on décréta qu'elles resteraient fixées à cette heure nocturne pendant l'été, de Pâques à la Toussaint, mais qu'en hiver on les célébrerait le matin 3. En 1448, sans doute à cause des grandes calamités qui avaient troublé le commencement de ce siècle, on les chantait, hiver comme été, au point du jour. Il n'y avait d'exceptions qu'aux fêtes solennelles, surtout à celles de la Sainte Vierge, où, à cause de l'affïuence du peuple, elles étaient avancées jusqu'à la veille au soir. Cependant, en 1 531 4 et en 1563, on remit les Matines de l'Assomption et de la Nativité à l'heure ordinaire. En dehors de là, du temps de Rouillard, en 1608, de Challine et de Pintard, à la fin du xviie siècle, et pendant tout le xvme siècle, elles eurent toujours lieu le matin. En 1784, lorsqu'on refit le cérémonial, on les fixa à cinq heures et demie pour les dimanches et jours de fêtes, et à six heures pour les jours ordinaires 5.

A quelque heure qu'elles fussent chantées, les enfants devaient s'y trouver, quand elles comportaient neuf

1 Cari, de IY.-D., II, 158.

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