‹ L'ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres de V e siècle à la RévolutionChapitre 34 sur 101 · III. OFFICES FONDÉS DU MATIN · texte numérisé non relu

III. OFFICES FONDÉS DU MATIN

A tous ces offices qui étaient réguliers et ramenés par le cours normal de l'année liturgique, il faut joindre ceux que, dans la suite des temps, la piété des hommes y avait ajoutés, et qui revenaient, eux aussi, ou chaque année, ou chaque semaine, ou chaque jour. Ces fondations s'accumulèrent peu à peu, à tel point qu'en 1784, lors de la réforme du cérémonial, on dut en supprimer un grand nombre.

A. — Chants aux processions de Matines

Aux Matines de l'Annonciation, qui avaient lieu la veille, Jehan Toupineau ', en 1493, fonda une procession dans la nef, où quatre enfants commençaient au départ le répons : Gaude Maria, continué par les chanoines, et chantaient le verset : Gabrielem et le Gloria. Au retour, devant la Vierge du jubé, après ÏInviolata alterné par l'org'ue et les chantres, deux d'entre eux entonnaient le verset : Ora pro nobis2. Le Chapitre imita ce chanoine. En 1562 et en 1567 (15 octobre), quand l'hérésie et les g-uerres de religion portaient le trouble à Chartres, il décida qu'après Matines et après Vêpres, chaque jour, on se rendrait en la nef, et que les enfants y chanteraient le Salve Regina, devant Notre-Dame.

■ G. 1470. 11 déc. 1493.

3 Bibl. mun. 1010. Br., p. 38. — G. 297, f. 07.

B. — Chants à la messe De Beata et à celle du jour

A la messe De Beata, en 1477, pendant la peste, onordonna que deux enfants, à genoux, au milieu du chœur, un cierg^e à la main, chanteraient, pendant l'Elévation, le Domine, nonsecundum et VAdjuvanos : ce qui s'est continuéjusqu'à présent, dit Souchet J. Gomme c'était un peu long*, on pria les enfants, en 1552, de se hâter 2.

La messe du jour fut aussi l'objet de diverses fondations. Sur l'ordre du Roi, le 14 juin 1512, on commença de chanter à l'Elévation YO salataris 3. Les enfants entonnaient trois fois les premiers mots : 0 salutaris hostia, puis le chœur achevait les deux strophes. Cependant, dès le 4 décembre, on se contenta de la première. En 1556, ony substitua YAdjuva nos, à cause des guerres. Mais en 1618, Guillaume le Houic donna 25 livres pour qu'à toutes les grand 'messes, sauf à celles des jours fériaux, on chantât en musique, après l'intonation de YO salutaris, les versets suivants. Il stipula spécialement qu'à la fête de Saint Simon et Saint Jude « un enfant de chœur achèverait, avec l'org'ue : Uni trinoque, si faire se peut » 4. Jérôme Lebeau voulut aussi que les jeudis fériaux, où l'office était du Saint-Sacrement (1600, 27 juin), quatre enfants, à l'issue de la messe 5, allassent au milieu du chœur, pour y chanter le Tantum ergo 6.

1 T. III, p. 421, 8 mai.

2 Bibl. mun. 1016. Br., 0. p. 80.

4 G. 1479 et 1488.

6 G. 1479 et 1488.

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