II. — LES HABITS ORDINAIRES DES ENFANTS DE CHŒUR
Logés par le Chapitre, les enfants recevaient encore de lui leur costume profane. Hors de l'église, ils laissaient
' R. C, 13 août.
I'amict, l'aube ou le surplis, la ceinture, la calotte, mais ils «^ardaient la soutane roug'e et le bonnet carré. Ces deux pièces, nous l'avons déjà vu, leur étaient fournies par les chanoines. En était-il de même des habits de dessous?
En principe, les chemises et culottes devaient être données par les parents; on le rappela en 1538. En fait, le Chapitre en faisait très souvent les frais. En 1613, il donna 6 livres au clerc de l'Œuvre pour acheter des chemises à Marin Poussard, sur la requête de son père. De même, il consentit en 1615, à habiller un nouveau venu parce que sa mère était une pauvre veuve. Ces exceptions devinrent peu à peu si nombreuses qu'en 1782 ' on régla que tous les enfants entrants seraient vêtus par le Chapitre, « attendu que souvent leurs parents ne peuvent supporter cette dépense. »
Aussi, dès le début, celui-ci se préoccupa de la lingerie de la Maîtrise. En 1581, il utilisa le grand voile du Jeudi saint, qui se tendait devant le sanctuaire, pour couvrir l'orgue et faire du linge aux enfants. En 1732, 1740, 1760, 1765, il constata que les enfants manquaient de mouchoirs, de coiffes de nuit, que les plus petits n'avaient plus de chemises. Pour monter leur trousseau, il vota 500 livres en 1740, et 457 livres en 1760 2. Pour l'entretenir, il prit à ses g'ages une raccommodeuse moyennant 10 livres par an; Elle s'appelait en 1686 Anne Jouasnon. C'était la même qui s'occupait du costume liturgique, mais elle
' R. C, 14 décembre.
- R G., an. 1740, f. 92 v.'; an. 1760, 30 août.