‹ L'Ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres du Ve siècle à la RévolutionChapitre 10 sur 153 · VI LES ENFANTS ET L'OFFICE DIVIN · texte numérisé non relu

VI LES ENFANTS ET L'OFFICE DIVIN

avec tant de succès qu'il dépassa les petits enfants de l’école, scholæ puerulos 1,

Ce dernier pontife conserva un si bon souvenir de cette schola qu’il la releva de ses ruines. A l'occasion des réparations qu'il y fit, le Liber Pontifcalis nous apprend qu'on appelait cette école un orphelinat, orphanotrophium, du moins à partir du vu siècle ?. Elle se recrutait donc alors parmi les orphelins. Cela explique qu’elle ait été quelquefois dénuée de ressources. L'on a conservé un acte par lequel elle rentrait en possession d’un fonds indûment soustrait, et il y est dit que, vu la pénurie de cet établissement, le nombre des enfants avait diminué ÿ.

La schola cantorum est mentionnée dans une lettre de Paul L* à Pépin le Bref 4 et dans tous les Ordines du vrr et 1x° siècle ?. On signale encore quelques-uns de ses dignitaires sous Pascal II (1111), sous Gélase (1118-1119), sous Alexandre II (1159-1181); ils assistent à toutes les grandes solennités et spécialement aux sacres des Papes et des Rois f.

Dans ces divers endroits et surtout dans les Ordines, on voit que la schola avait à sa tête plusieurs sous-diacres : le prior où primicerius, le secundus ou secundicerius, le tertius et le quartus où archiparaphonista étaient les dignitaires de la corporation. Au-dessous d'eux, il y avait des chefs de groupe ou paraphonistæ T. Dans les cérémonies, les enfants s’alignaient sur deux rangs, les dignitaires en tête, les paraphonistes en

serre-files.

1 Lib. Pontif. éd. Duchesne, I, 320, 359, 363, 371, Il, 844-847, — Jean XIT (955-9641 a cunabulis lector, IL, 247.

2 Jäb. Pontif., Il, 92.

3 Liber diurnus, NIX, 19, Garnier, 97, Rozières. Jafté, Reg. Pont. Rom., 2371.

5 Migne, P. L. t. 78.

6 Lib. Pontif., LL, 313, 340, 399.

* Duchesne. Origines du culte chrétien, p. 336, note. s Ord. Rom. I, 7, en Migne, P. L., t. 78, col. 941.

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