DURANT LES PREMIERS SIÈCLES VII
On sortait de cette école avec le degré d’acolythe.
Les Eglises d'Orient avaient leurs jeunes clercs près d'elles comme celles de Rome et de l'Italie.
Il est vrai que souvent elles s’en remettaient aux moines du soin de former les enfants au ministère ecclésiastique, et que les évêques se contentaient de prendre leurs sujets dans les monastères pour les ordonner ensuite et leür confier les fonctions cléricales. Ainsi firent saint Basile et beaucoup d’autres.
Il est vrai encore que l’on prenait des lévites dans les grandes écoles d’Antioche, d'Alexandrie, de Césarée, d’'Edesse. Cela se pouvait d'autant mieux que, dans ces grands centres intellectuels, à côté des sciences humaines et divines, on étudiait au moins sommairement ce qui intéressait le culte.
Il y eut pourtant des Églises en Orient qui groupèrent autour d'elles, dans une vie plus monastique que séculière, et les clercs avancés en âge et les jeunes lévites. Euthyme, à peine âgé de trois ans, fut confié à l’évêque Otrée, qui le baptisa, lui donna la tonsure, le fit lecteur, et l'éleva dans sa demeure. L'un des prêtres qui déposèrent Théodore de Mopsueste avait été fait clerc à cinq ans. Athanase, au dire de Rufin et de Socrate, fut élevé par un prêtre dans l'Église à la facon de Samuel. Il y fut instruit avec d'autres enfants dans les lettres, et quand 1l fut entré dans l’âge viril, il fut créé diacre?.
À Perrhé, dans la province Euphratésienne, on trouve, comme à Rome, un primicerius lectorum?.
Ce qui se faisait à Alexandrie et à Perrhé avait aussi lieu à Jérusalem. Là, il y avait des petits enfants qui, non seulement étudiaient les lettres et faisaient fonction de clercs, mais
1 Bolland., À. SS. III, Mai. 305, Vita S. Pachomii.
? Rufin, Hist. ecc. 1. T, cap. 14 en P. L., t. 4, col. 487; Socrate, Hist. ece. 1. 1, cap. 15, P. G., t. 25, col. 771. — Martène, De ant. Eccl. rit., 11, 274.
3 Conc. Chalced. sess. XIV. Labbe, Conc., col. 717,