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aux écoles : leur pension annuelle était done de 100 livres. Elle fut portée, en 1654, à 400 livres. M£' de Neuville institua une bourse de 100 livres au collège de Chartres pour le plus grand enfant de chœur qui voudrait faire sa philosophie. (1663) Mais cette bourse ne suffisait pas, même à celui qui en jouissait : à plus forte raison L était-elle insuffisante pour les autres qui voulaient étudier en même temps. Aussi le Chapitre dut affecter aux jeunes ; étudiants, soit des canonicats de Saint-Nicolas, soit des
charges de petits heuriers matiniers (5 sols par semaine),
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soit même des pensions complémentaires assez fortes. En 1776, il donna 150 et même 200 livres à un étudiant. Il eut aussi dans ce siècle l’idée de ressusciter le privilège d'Henri IIT. Le 29 avril 1737, il le fit chercher dans les À Archives : après bien du temps, on le trouva, mais on ne l’utilisa point. On y repensa en 1767: mais il était de nouveau égaré, et l’on fut obligé d'en demander une copie aux administrateurs du Collège de Navarre. Ceux-ci s’exeu-
sèrent sur le désordre de leurs papiers. En 1778, le cha-
4er ce
noine Archambault rappela l'attention de Messieurs (20 octobre) sur ce document. Milcent recut l’ordredele retrouver. £ Il le découvrit enfin : on le lut, et comme on vit quele droit
de présentation était dévolu à l’évêque, on pria Ms de
Fleury de faire les démarches nécessaires, et on lui soumit ll : le nom de l'enfant Gillet qui était déjà à Paris, et qui fut le premier bénéficiaire de la bourse. Ces Messieurs de Navarre | furent un peu surpris de voir invoquer un privilège si Î longtemps oublié, et demandèrent des éclaireissements. | “ Ils finirent néanmoins par accepter les boursiers char-
trains. Gillet, qui avait été présenté, étant mort, on leur
envoya Dunas; mais on ne lui donna pas de successeur, car la Révolution survint. D'ailleurs, c'était une bourse bien onéreuse. Il fallut encore donner 400 livres à Dunas pour achever son quinquennium à Paris, en 1781. Brault, placé au Séminaire de Saint-Vincent, et Glon à celui de Saint-Charles, en 1787, coûtèrent moins au Chapitre. Pour ce dernier, on obtint de l’évêque la remise de la pension entière, et on n'eut à payer que 24 livres d'entrée et 100 livres d’entretien. Le Chapitre le suivit à Saint-Sulpice et lui accorda 200 livres par an.
Mais il ne versait ces pensions que moyennant certaines formalités. Les étudiants de Chartres devaient lui exhiber. chaque trimestre, un certificat du principal ou du recteur, constatant leur assiduité, et lui-même les obligeait d’assister à tous les offices les dimanches et fêtes et pendant les vacances. Lorsqu'ils avaient fini leurs études, il chargeait ses Commis de les présenter à l'Evêque, et, après leur avoir fait suivre une retraite de quelques semaines, les faisait ordonner ad titulum Ecclesiæ. 11 leur donnait ensuite soit une Cure à la campagne, soit dans la Cathédrale une chapellenie ou une commission d’épistolier.
Le Chapitre soutenait ses enfants de chœur jusqu’au bout, même s'ils suivaient d’autres carrières. Il donna 40 livres à Sauvé après qu'il fut nommé maître de musique à Senlis, pour l'aider à se rendre à son poste. Il vint égament au secours de Boucher, lorsque la maladie le força
de revenir pendant quelque temps de sa première Maîtrise,
4 R. G., 1714, 15 déc.; 1722, 48 octobre.
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