‹ L'Ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres du Ve siècle à la RévolutionChapitre 112 sur 153 · ET DE POULONGNE A TOUS PRESENS ET A VENIR SALUT · texte numérisé non relu

ET DE POULONGNE A TOUS PRESENS ET A VENIR SALUT

Comme estans a Chartres le jour de la Purification dernière pour l’accomplissement du vœu qu'y avions fait a Dieu, eussions accordé a la Royne nostre trèschère espouse et compaigne a l’humble supplicacion de nostre bien amé et féal conseiller Messire NicoLAS DE THou, Evesque de Chartres, deux bourses à perpétuité en nostre Collège de Champaigne, dit autrement Navarre, fondé en nostre bonne ville de Paris, pour lentretenement de deux enfans de chœur de ladicte église a l’estude des bonnes lettres, après le temps accomply de leur service en ladicte église, SCAVOIR FAISONS que, pour la singulière dévotion que portons à la Glorieuse Vierge Marié soubz l'invocacion et a l'honneur et nom de laquelle ladicte église est construicte, voire avant l’Incarnacion de Jésus-Christ, et pour participer aux prières et œuvres pitoyables quj s’y font journellement et feront à l’advenir, Avons de nostre certaine science, grâce spéciale, plaine puissance, auctorité et liberalité Royalle, donné, accordé, octroyé, aulmosné, et perpétuellement affecté, donnons, accordons, octroyons, aulmosnons, et affectons a jamais à ladicte église, au proufict, commodité et usage dela PSALETTE, deux bourses de celles qui sont ordonnées en nostre dict collège

aux Grammairiens, pour advenant vacquacion, y estre cy après

pourveu par nous et noz successeurs, ou ceulx qui en auront charge soubz nous, a la présentation touteffois de nostre dict bien amé Evesque, et ses successeurs, conjoinctement avec les vénérables, doyen et chappitre de ladicte église, a deux desdicts enfans, qui se trouveront par eulx propres a l’estude des bonnes lettres et arts libéraulx, sans que puissions autrement en disposer, voulans que

LETTRES D'HENRI III oz

lesdictes deux premières bourses de Grammaire qui vacqueront après la publicacion et registrement du présent octroy, don et aulmosne, faitz en noz court et chambre des Comptes, demeurent perpétuellement affectés ausdicts enfans, pour y être successivement pourveu comme dessus, et qu’en signe de nostre présente grâce, aulmosne et octroy, soient appellez Les boursiers de Nostre-Dame de Chartres, et que ou lesdicts Enfans y prouficteront a l'ayde de

Dieu et de la Vierge Marie et voulsissent poursuivre.leurs estudes ès facultez des arts et Théologie, y soient par degré admis et accommodez des bourses ordonnées aux artiens et Théologiens pour le temps préfix par la fondacion et statutz dudict Collège.

Le tout à lacharge que lesdicts Enfans seront tenuz dire et chanter à nostre Intention, de nostre dicte trèschère espouse et de noz successeurs, tous les Samedis de l'an après Vespres, ung Salut en

l'honneur de la Vierge Marie avec les collectes a ce propres, devant

son ymage en la nef ou Grotte de ladicte église, et que lesdicts

Evesque, doyen et chappitre, s'y obligeront et en passeront lettres pour faire registrer en nosdicts court et parlement et chambre des comptes, ensemble au trésor de noz chartres. SI DONNONS EN MANDEMENT, a noz amez et féaulx conseillers, les gens tenans nostre court et parlement et chambre des comptes à Paris, quilz facent lire, publier et registrer les présentes, garder entretenir et observer de poinct en poinct, sans enfraindre y contrevenir ny souffert y estre contrevenu en aucune manière, et a nostre bien amé confesseur, Grand Maistre proviseur dudict collège et tous autres qu'il appartiendra, qu’ilz et chacun deulx en son endroit laissent joyr lesdicts enfans de nostre dict don, octroy et aulmosne, et que, vaccacion advenant desdictes bourses, ils reçoivent audict Collège, ceulx qui seront, ainsi que dit, est pourveuz par nous ou ceulx qui auront charge soubz nous, a la présentacion desdicts Evesque et Chappitre, mettent en réelle possession d’icelles, et facent entièrerement répondre des émolumens y adférans, parce que ainsi voulons estre fait . ETS OR ni Donné à Paris au moys de Mars

l'an de grâce mil cinq cens soixante dix-neuf et de nostre Règne

le cinquième.

Obligation pour Jacques David, enfant de chœur. (G. 263.)

Samedi 5 avril 1692. — Furent présents en leur personne, Mathieu Labbé, pottier d’étain, et Françoise Gonor, sa femme, demeurant à Chartres, lesquels pour l’absence de Pierre David, chirurgien, demeurant à Nonancour, et de Magdeleine Labbé sa femme, ont déclaré que le 29 du mois de mars dernier, ils ont laissé au service de l'Eglise de Chartres, pour y servir en qualité d'enfant de chœur, Jacques David, fils du dit David, leur gendre, âgé de huit ans ou environ, en conséquence du choix qu'il a plu à Messieurs du Chapitre de la dite Église faire de la personne du dit leur petit-fils, et qu’il a esté présenté et installé dans l'Eglise par M. Sarazin, ancien chanoine, en l'absence de M. le Chantre, en présence du dit sieur Labbé, après avoir presté le serment accoutumé entre les mains du dit sieur Sarazin à l'autel Sainte Anne, que leur dit petit-fils est né de légitime mariage: déclarant aussi qu'ils consentent que le dit Jacques David serve en la dite Eglise en la dite qualité d'enfant de chœur tant et si longtemps qu’il plaira au Chapitre,

Installation au chœur, par le chanoine, de Bricourt, chantre, de Pierre Bourcy, maître de musique, le 16 décembre 1687.

« Magistrum Petrum Bourcy, clericum Laodunensis diocesis, in eo principaliter denominatum Magistrum puerorum chori, superpeliceo indutum , in ejusdem ecclesie choro, a parte dicti domini Cantoris installavit, præstitis prius per dictum de Bourcy ad caput Beatæ Annæ jurameñtis assuetis, de quibus et singulis idem Bourcy actum petüt. »

F. 89 v. — 26 juillet 1690. — Canonicat de Saint-Piat conféré à Pierre Bourcy, « acceptanti tanquam iisdem pueris chori nostri instituendis prœfecto. » :

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