‹ L'Ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres du Ve siècle à la RévolutionChapitre 31 sur 153 · OT · texte numérisé non relu

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lors de son séjour au fond du puits, chaque fois que résonnaient les hymnes sacrés, les anges et les saints répondaient avec lui aux chants liturgiques qui venaient d’en haut.

Légende touchante, comme nos pères seuls pouvaient en inventer. Elle n'est peut-être pas arrivée; elle n’est même pas propre à l’église de Chartres: elle se redit spécialement au Puy, et dans l’église d'Amiens où la Vierge est représentée tirant un enfant du puits. Mais il suffit qu'ale ait été appliquée jadis à un enfant de la vieille Maîtrise de Chartres, pour qu’il soit permis d’affirmer non seulement l’existence de cette institution, mais

encore sa splendeur et son éclat.

1 Cette légende a été racontée par les poëtes chartrains, Jolliet, Chroniques chartraines, Calluet, Tour de ville, 298, et par Alphonse Karr, Rouillard, Parthénie, 1, p. 164, Collin de Plancy, Légendes de la Sainte Vierge. On dit que le fond de cette légende est emprunté à la croyance des enfants martyrisés par les juifs et sauvés par la Sainte Vierge et qu’elle a été localisée et adaptée à Chartres, au Puy, à Amiens, à cause du rôle joué dans ces églises, par le nom, l’image ou l'existence de puits. Cependant Pintard dit que ce fait se serait accompli réellement au xive siècle et qu'il serait ainsi mentionné dans le Registre de l'Œuvre, année 1331: « L’enfant de chœur tombé dans le puits des Saints Forts, pendant la procession, en fut retiré sain et sauf quelques jours après ». Ce registre n'existe plus (Pintard, Bibl. comm. 1014, p. 529.)

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