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2 G. 340, Est. f, 50 v.
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enfants ne le reçurent qu'en 1568 et seulement pour les inhumations. En 1653, on proposa de le leur faire porter ordinairement pendant la saison des froids ; toutefois ce chang'ement ne fut adopté définitivement qu'en 1660!. À partir de ce temps, ils le g'ardèrent non seulement tout l'hiver, mais encore tant et chaque fois que la température le rendait nécessaire. En 1713, ils le conservèrent après Pâques (19 avril); en 1719, ils purent le prendre aux processions extérieures et aux Matines, en dehors de la rude saison. Le camail dura jusqu’à la Révolution. Chaque année, on le faisait fouler et dégraisser, comme on disait, et cette opération, de 1674 à 1681, coûtait régulièrement 20 sols
par camail.
Tout ce costume se complétait par une coiffure; celle-ci, en 1373, portait le nom de petit chaperon, capell, et on ne la donnait qu'aux enfants, sans doute parce que les eleres de chœur et les chanoines avaient pour se couvrir l’aumusse et le cahuet. Au xiv° et au xv° siècle, on: la faisait du même drap que la soutane ou tunique, et on la fourrait comme elle : cela se passait ainsi en 1427 et en 1466. Mais en 1483, apparaissent les birreta, sorte de petits bonnets carrés qui n'étaient sans doute qu'une transformation lévère du petit chaperon. Les enfants, de 1585 à 1695, n’en avaient qu'un neuf chaque année, acheté pour Noël, et qui coûtait une livre, comme on le voit, par les Comptes de
l'Œuvre ?. A partir de 1613 *, on leur en paya deux par
1 G. 340, Est. f. 31.
2 G, M8, f. 213. Le bonnetier s'appelait Gibault en 1591.
3 R, G., 1613, 28 nov.; 1614, 13 mars; 1615, 26 août.
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an, à Noël et à Pâques. Ils coûtaient de plus en plus cher : c'était pour les dix, 12 livres en 1614, 12 livres 10 sols en 1615. Jehan Dumoutier vendit dix bonnets en 1626, pour 14 livres !, et vingt en 1627, pour 24 livres. De 1655 à1662, Jean Huet, pour vingt bonnets, reçut successivement 34 livres, 37 livres 10 sols, 35 livres et même 42 livres. De 1668 à 1671, Blottin et Pottier les donnèrent généralement pour 2 livres chaque, et pour 38 livres les vingt. Cependant de 1677 à 1682, ils revinrent au prix antérieur de 35 livres ?.
En 1660, lorsque les enfants prirent le camail en hiver, on conçut le projet de leur supprimer un de leurs deux bonnets carrés, sous prétexte qu’en se couvrant avec le capuchon de leur camail, ils n’en avaient plus besoin pour cette saison. Mais on s’aperçut bientôt que ce serait trop peu d’un seul bonnet à mettre pendant tout l'été à l’église, el presque toujours à la maison, et l’on continua de leur en donner deux par an ; ils avaient commencé de s’en pro-
curer un second à l’aide de leurs petits profits personnels.
Cependant, en hiver, même avec le camail, les enfants avaient froid à la tête durant les longs offices capitulaires. En 1731 *, on leur permit de porter la calotte de laine rouge, d’abord de la Toussaint jusqu'à Pâques; plus tard, par exemple en 1753, ils purent la garder jusqu’à l’Ascension. Ils ne devaient point employer cette coiffure en
remplissant des cérémonies, en chantant les litanies, dans
? G. 490, 491, 499, 493, etc.
3 R. G., 1731, 8 fév., 22 fév., 27 mars.
les processions. Pourtant, quand le temps était dur, on la leur tolérait dans ces deux derniers cas. En 1767 !, les malades étaient aussi autorisés à la mettre tant qu'elle leur était nécessaire. Pendant l'été et chez eux, ils se servaient du bonnet carré, et il leur était interdit de
prendre une calotte quelconque, même de couleur noire.
A la Fête-Dieu, pendant l’octave, et tous les dimanches suivants jusqu'à la Saint-Jean-Baptiste, les enfants portaient sur la tête un ornement spécial : c'était ce qu'on appelait un chapeau de fleurs. Ils n'étaient pas d’ailleurs les seuls : MM. les chanoines qui faisaient des cérémonies avaient aussi de ces couronnes, et on en attachait au moins deux au dais du Saint-Sacrement. On les voit apparaître en 1594 ?, où ils servirent le jour de la Trinité, le jour de la Fête-Dieu, le dimanche des octaves, le jour des octaves , le dimanche suivant et le jour de la Saint-Jean. Ces chapeaux étaient fournis, chaque année, par la bouquetière ?, et coûtaient pour les enfants 6 livres 10 sols de 1655 à 1677, et 7 livres de cette année jusqu’à la fin. Ils
furent supprimés dans le cérémonial de 1784 (16 fév.).
Aux grands jours de fêtes, ils revêtaient aussi, du moins depuis le xvi’ siècle, une sorte de dalmatique de soie rouge, appelée tunique “. Nicolas Thiersault, qui avait fait
supprimer les surplis en les remplaçant par de belles aubes,
lR. C., 4767, 10 novembre.