‹ L'Ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres du Ve siècle à la RévolutionChapitre 64 sur 153 · TRY TE · texte numérisé non relu

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fit aussi les frais de cet habit. Le 31 octobre 1578, il fit dire au Chapitre « qu'il ferait faire dix tuniques de damas rouge ou de pourpre, decem tunicus sericas panni damasceni purpurei seu rubei coloris, pour vêtir et orner les enfants de chœuraux fêtes de Pâques, de la Pentecôte, du Saint-Sacrement, de Saint Jean-Baptiste, de l’Assomption, de la Toussaint, de Noël », et le Chapitre accepta son offre. On les endossait aussi aux fêtes extraordinaires, par exemple aux grandes processions de la Sainte Châsse (1681)', aux canonisations et aux jubilés qui eurent lieu pendant le xvnr siècle (1759). Mais elles furent supprimées comme tant d’autres

choses par le cérémonial de 1784.

Les enfants étaient rasés à toutes les randes fêtes, telles que la Toussaint, la Dédicace , Noël, la Purification , l'Annonciation, Pâques, la Pentecôte :. Mais on les en dispensait lorsqu'ils étaient enrhumés, qu'il faisait un froid très dur (1694, 1696, 1697, 1775), ou qu'ils étaient sur le point de sortir ?. Dans ce dernier cas, ils demandaient, quelque temps d'avance, au Chapitre, la permission de laisser pousser leurs cheveux. Ceux qui devaient être licenciés à Pâques sollicitaient cette dispense à la Toussaint ou dès Noël : ce qui prouve qu'ils avaient la tête rasée presque tout entière. La Maîtrise avait à ses gages, pour cette opération, un homme appelé, dans les Comptes, tantôt chirur-

œien, tantôt barbier, et quelquefois chirurgien-barbier.

En 1681, Anquetin dit qu’à la procession de 1681, on voyait en avant les treize enfants de chœur et le maître de musique, tous vêtus de chappes. Mémoires de la Soc. Arch. d'E.-et-L., TT, 294. — L'auteur a dû se tromper sur le nombre de ces enfants,

2 R. C., 1079, 1740, 1711, à ces fêtes.

C'était Jozeau, de 1597 à 1598 et Noël Salmon, de 1599 à 1601. Leurs gages étaient de 12 livres par an. Pourtant, ils étaient payés à part pour des travaux imprévus. C'était encore en 1626 et 1627, Pierre Baudouin, -et en 1658, Jean de Brie, dont les gages augmentés étaient de 24 livres annuelles.

Les enfants prenaient leurs habits de chœur, semble-t-il, dans des armoires situées dans le transept septentrional, près de la porte par où ils entraient; puis ils se rendaient à

leur place.

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