‹ L'Ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres du Ve siècle à la RévolutionChapitre 88 sur 153 · IIT. — LA NOURRITURE DES ENFANTS DE CHŒUR · texte numérisé non relu

IIT. — LA NOURRITURE DES ENFANTS DE CHŒUR

Le Chapitre logeait, habillait, et de plus nourrissait les enfants de chœur. Il donnait à leurs maîtres, soit en argent, soit en nature, ce dont ils avaient besoin. Au début, de 131% à 1477 environ, on leur portait un muids de blé par trimestre, c’est-à-dire, quatre muids par an, pris aux greniers de Loëns ?, La ration fut augmentée en 1477: on leur octroya un muids de blé tous les deux mois, soit six muids par an, En 1555 et en 1577, à cause de la cherté des vivres, on leur alloua un muids et demi de plus,

ou sept muids et demi en tout *: mais dans les années

1 R. C., 1796, 98 janv., 1789, dcr juillet. — G. 389, £. 411. 2 R. C., 1007/2, f. 159, an. 1351.

ordinaires, on se borna à six muids et demi. À la fin du xvir° siècle, en 1785, on alla jusqu’à cinq muids neuf septiers par trimestre, et même jusqu'à sept muids champart pour le même intervalle, en 1788 et 1789. Le blé, en effet, tendait toujours à diminuer de prix. On stipula même que lorsque le muids ne vaudrait pas 200 livres, le maître

pourrait demander à être payé en argent.

Le vin fut à peu près toujours payé en espèces sonnantes. On fixait la quantité nécessaire aux enfants, et on en donnait le prix au maître, d'après le cours des vins. Jusqu'en 1508, on lui allouait la valeur de quatre muids, mais cette valeur subissait de fortes fluctuations. Elle était estimée à 30 livres en 1430, à 12 livres en 1432, en 1433 et 1435, à 35 livres en 1436, à 20 écus en 1482, à 24 en 1483, à 12 en 1484, à 25 en 1501 : tout dépendait de l’abondance des vendanges.

La ration fut augmentée, en 1508, d’un poinçon seulement, et d’un demi-poinçcon, en 1534. Mais en 1566 après diverses contestations, on decréta qu’à l’avenir on donnerait à Nicole Grousil la valeur de 15 poinçons de vin. Cette valeur fut de nouveau l'objet d’estimations très diverses. Elle fut de de 222 livres en 1598, de 393 livres en 1399, de 270 livres en 1600, de 360 livres en 1614, de 391 livres en 1657 ‘.

L'ennui de changer ainsi chaque année la somme à

donner pour le vin à la Maîtrise, amena les chanoines à

{ G. 388: ces sommes sont indiquées dans les Comptes, G. 383 etsuivants, au chapitre des Mises pour la Maîtrise.

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