‹ L'ancienne place des Célestins (souvenirs d'un Lyonnais)Chapitre 4 sur 16 · LE CAFÉ D'APOLLON · texte numérisé non relu

LE CAFÉ D'APOLLON

Le Café d'Apollon et le Messager des Dieux étaient de petits estaminets décorés de glaces, entièrement meublés de guéridons de marbre entourés de tabourets en paille, et surmontés d'une galerie circulaire, dont la partie, faisant face à la scène, s'étendait plus largement jusqu'au fond de la salle donnant sur la rue de Savoie .

Cette galerie était spécialement fréquentée

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avec euxy n'avaient qu'à franchir les trois marches placées sur le côté de l'estrade pour exécuter leur fantaisie lyrique.

Le Café d'Apollon eut à cette époque pour directeur le père Jules, un type original, dont le nez flamboyant attestait surabondamment l'intempérance» On cite à son avoir cette jolie boutade^ adressée à un do

ses clients qui lui ofiErait un soir une tasse de café dans son établissement avant le commencement du concert : « Je ne consomme jamais chez moi; les *con sommations sont infectes. Quand je veux boire du bon café, je vais en face, chez Prill; allons-y, c'est moi qui régale. » On ne peut pas pousser plus loin la franchise commerciale.

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