‹ L'ancienne place des Célestins (souvenirs d'un Lyonnais)Chapitre 3 sur 16 · AUTREFOIS · texte numérisé non relu

AUTREFOIS

ma vieille place des Gélestins, qu*es-tu devenue! toi, jadis le foyer de la gdté lyonnaise ! toi, qui étais en quelque sorte la petite succursale à Lyon de ce vieux boulevard du Grime, si cher aux vrais Parisiens, et disparu, lui aussi, presque en même temps qu'expirait ta foUe gaîté il y a quelque vingt ans.

 cette époque, ton théâtre, ton élément

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principal de vie et de plaisir populaire, surtout aux grands jours du bon vieux drame, délaissé aujourdliui, ton théâtre, dis-je, avait une bonne petite façade sans prétention, en harmonie avec le sans-façon et la bonne franquette qui régnaient à Tentour de cette foire aux plaisirs et aux chansons.

Car, on chantait alors, tous les soirs, sur la vieille place! non point VAmomt d'Amanda^ Popaulj Tiens! voilà Mathieu!

et autres scies plus ou moins populaires, qui n'étaient piis encore nées, mais les mâles refrains de Darcier , chantés par lux* même (c'est tout dire !), au Café de Paris, les jojeux flonflons de ce pauvre Joseph Kelm, au Gafé d'Apollon, et les ^duos*bouffesdeoette époque, si drôlement enlevés par le petit Paul et JJîarcisse (dit l'homme AU D&z pâle), au Messager <des Dieux.

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Ces trois cafës-lyriques, plus ordinairement nommés cafés-chantants, étaient le type primitif de ces établissements qui sont devenus aujourd'hui, à Paris et dans les grandes villes de province, Casinos,

Alcazars, Eldorados, Scaks vastes

locaux agencés en théâtres, luxueusement décorés, et qui donnent un spectacle varié, composé de chansonnettes, romances, fragments d'opéras et opérettes, vaudevilles, ballets, acrobaties, etc. Ce fut la création, à Lyon, en 1862, du premier grand établissement de ce genre, le Casino des Arts, rue Impériale, qui entraina la déchéance des cafés-concerts de la place des Célestins.

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