‹ L'androgyneChapitre 4 sur 52 · PREMIER SEPTÉNAIRE · texte numérisé non relu

PREMIER SEPTÉNAIRE

I. — Le Vice suprême, diathèse morale et mentale de la décadence latine : Mèrodack, sommet de volonté consciente, type d'entité absolue; Alta, prototype du moine en contact avec le monde; Courtenay, homme -destin insuffisant, envoûté par le fait accompli social ; L. D'Esté, l'extrême fierté, le grand style dans le mal ; Coryse, la vraie jeune fille ; La Nine, androgyne, mauvais ou mieux, gynandre; Dominicaux, pervers conscients, caractère d'irrémédiabilité résultant d'une théorie esthétique spécieuse pour chaque vice, qui tue la notion et partant la conversion. Chaque roman a un Mérodack, c'est-à-dire un principe orphique abstrait en face d'une énigme idéale.

II. — Curieuse, phénoménisme clinique collectif parisien. Éthique : Nébo; volonté sentimentale systématique. Érotique : Paule, passionnée à prisme androgyne. La Grande horreur, la Bête à deux dos, dans la Gynandre (ix) se métamorphose en dépravations unisexuelles. Curieuse, c'est le tcus les jours et de tout le monde de l'instinct; la Gynandre, le minuit gœtique et l'exceptionnel.

SCHÉMA DE CONCORDANCE

III. — L'initiation sentimentale, les manifestations usuelles de l'amour imparfait, expressément par tableaux du non-amour, car de l'âme moderne générale, faute d'énormon sentimental chez l'individu.

IV. — A cœur perdu : réalisation lyrique du dualisme par l'amour; réverbération de deux moi jusqu'à saturation éclatante en jalousie et rupture ; restauration de voluptés anciennes et perdues.

V. — Istar. La race et l'amour impuissants dans la vie moyenne. Massacre nécessaire de l'exception par le nombre, ligue anti-amoureuse des femmes honnêtes transposant la pollution en portée de 'haine.

SCHÉMA DE CONCORDANCE

VI. — La Victoire du mari : la mort de la notion du devoir ; le droit nerveux de la femme. Antinomie croissante de l'œuvre et de l'amour; corrélation de l'onde sonore et de l'onde érotiquc ; invasion des nerfs dans l'idéal.

VII. — Cœur en peine : départ d'un nouveau cycle, Tammuz n'y est qu'une voix qui prélude aux incantations orphiques de la Gynandre ; Bêlit passive, radiante, y perçoit sa vocation d'amante de charité qui s'épanouira dans la Vertu suprême. Elle y évoque une des grandes gynandres, Rose de Faventine (îx). — Roman à forme symphonique, préparant à des diathèses animiques invraisemblables, pour les superficiels lecteurs de M. de Voltaire.

LA DÉCADENCE LATINE

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