LETTRE A M. FRANCIS MAGNARD
« qu'aux hommes. Et on ne peut accuser de désobéis- « sance ceux-là, car si la volonté du gouvernement « lutte contre les lois de Dieu, cette volonté a dépassé « son droit et sort de la justice; or, toute autorité qui « viole la justice cesse de cet instant. »
« Et maintenant, je demanderai à l'auteur de tant de scandales, au primat d'Afrique, si devant le droit d'accroissement et ce baiser mystique de M. Clémenceau à la guillotine, son adhésion ne tombe pas sous le ceque nef as est imper are et facere.
« Je demanderai au cardinal Rampolla si, en obéissant à la loi du recrutement, les séminaristes n'ont pas désobéi à Jésus-Christ; s'ils et aut Dei aut principumjussa négliger e, Jesu-Christo parendum est reddere jubenti.
« Enfin, si Sa Sainteté daignait s'inquiéter de ces brillants chrétiens, émules des hommes catholiques du second tiers de siècle, dont je suis le coryphée, je le supplierais de nous dire si :
« Principum voluntas cum Dei pugnat voluntate nulla est s'applique ou ne s'applique pas aux lois sur les congrégations, les écoles et l'accroissement.
« Indifférent à toute politique et scientifiquement convaincu que la latinité est finie, je n'ai proféré ici que des paroles de catholique romain, l'Église étant la seule chose éternelle.
« Joséphin Peladan. »