PRÉAMBULE
Quel est le clinicien qui, en examinant un syphilitique à la période secondaire, n'a pas été frappé par la pâleur du malade, la micro-polyadénopathie, Les douleurs ostéocopes? ,
Vient-on à pousser l’examen plus loin, on pourra constater cette splénomégalie qui existe dans 17 pour 100 des cas, d’après Lan.
Que peuvent signifier ces phénomènes cliniques, sinon une participation intense de l'appareil vasculaire sanguin aux processus de réaction déterminés par l'état infectieux ? Cette pâleur n'indique-t-elle pas l'existence d'une anémie plus ou moins grave ? Les douleurs ostéocopes ne sont-elles pas l'indice de la réaction de la moelle osseuse ? La micro-polyadénopathie, la splénomégalie n’indiquent-elles pas une réaction du système lymphatique lui-même ?
Vient-on à pousser plus loin les investigations en se basant sur les études anatomo-pathologiques ? Les résultats seront d'accord avec les indices fournis par la clinique pour démontrer avec quel acharnement la syphilis attaque tout l’appareil hémo-lymphatique.
Il est donc naturel de supposer que le sang peut être
altéré par un état pathologique qui exerce une influence
si marquée sur Les vaisseaux sanguins, les appareils hémo-
poïétiques et lympho-poïétiques. Le fait est d’autant plus vraisemblable que le virus syphilitique existe, à la période secondaire, dans le sang circulant. La transmission de la syphilis de la mère au fœtus, les inoculations positives du sang de sujets syphilitiques à des sujets sains en donnent l’irréfutable démonstration.
Toutes les conditions se {rouvent donc réunies pour déterminer une altération du sang, dès Le début de la période secondaire. Voyons quelles sont à ce sujet Les opinions des auteurs qui ont étudié la question.