‹ L'anesthésie de base au tribromoéthanolChapitre 11 sur 55 · PRES V · texte numérisé non relu

PRES V

Le sexe en effet joue un rôle. Tous les anesthésistes ont remarqué que la femme dort mieux que l’homme pour une dose moindre. Pour le Tribromoéthanol cette notion est

de QUE

encore exacte. Si l'on admet, nous avons vu que c’est une

erreur, qu à un adulte on administre 0 gr. 10, on ne don-

nera que 0,08 ou 0,09 à une femme.

L’AGE : son influence est signalée par tous les auteurs qui ont remarqué, toujours avec la dose de 0,10 comme dose type, que l'enfant pour dormir doit recevoir plus que l’adulte, 0,12 à 0,15. Jusqu'à 35 ans pour Domanie, on recevra la dose type, au-dessus la dose sera diminuée.

ETar GÉNÉRAL. — C’est un fait d'observation courante que les malades très fatigués dorment avec peu d’anesthésique, la narcose étant d’ailleurs à redouter chez eux. Ceci ne nous étonne pas, sachant par les travaux du Professeur Trr- FENEAU et de Mile Levy, que l’acidose favorise l’action des narcotiques.

LA consTITUT10N de l’opéré joue aussi un rôle important. Les obèses recevront moins d’anesthésique: «la graisse, a-t-on dit, ne doit pas être anesthésiée », et au lieu du poids réel, on prendra le poids théorique : autant de kilos que de centimètres au-dessus du mètre de la taille du sujet. Les maigres, nous le verrons plus loin, devront avoir une dose plus forte, dans certains cas, que celle calculée d’après leur poids réel.

RÉCEPTIVITÉ. — Les travaux de notre Maître le Docteur GARRELON, DE SANTENOISE, de leurs élèves CoLLin et THUIL- LANT, plus tard confirmés par le Professeur CLAUDE et le Docteur Pascazis, ont établi que la résistance à un toxique est liée à l’état du tonus vago-sympathique au moment où il est administré. Le réflexe oculocardiaque, R.O.C., sert à appré-

cier l’état du tonus neuro-végétatif :

1° les vagotoniques R.O.C.+ + + sont très réceptifs et recevront donc moins d’anesthésique ;

2°.les hypovagotoniques à R.O.C. nul ou inversé, très résistants, auront une plus forte dose.

Ayant tenu compte de ces différents facteurs, il faut encore savoir que le Tribromoéthanol au-dessous d’une certaine dose totale. variable d’ailleurs avec chaque sujet, 3 à 4 cc., n'a qu'une action très diminuée : c’est la dose d’efficacité minima.

Or, les enfants supportent bien le Tribromoéthanol et

demandent plus d’anesthésique que l'adulte, et de même, le sujet maigre sera lui aussi surdosé. En estimant que 0,10

est une dose courante, un homme maigre de 40 kilos et un enfant qui jusqu’à 14 ans pèse, en moyenne, ce poids, ne recevront l’un et l’autre que 4 ec. de Tribromoéthanol, ce qui sera insuffisant.

Si bien que le schéma de DomaniG ne permet pas de calculer les doses dans tous les cas. D'ailleurs, soit un homme de 40 /kilos, supposons-le, pour avoir le maximum à l’addition des différents coefficients, de très bon état général, non réceptif et âgé de moins de 35 ans, nous ne trouverons à l'addition que le chiffre 10, car nous avons dû, d’après ce schéma, le déclarer de constitution faible. Or, à 10 correspond la dose de 0,09, ce qui fera un total de 3 cc. 6 nettement insuffisant. Il est facile de constater que la dose est encore plus insuffisante pour un enfant qui couramment s’accommode d’une dose de 0,12 à 0,15 par kilo de poids.

C’est pour obvier à cet inconvénient que nous avons corrigé ce schéma, pour notre pratique personnelle, et l’avons établi de la façon suivante :

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