‹ L'anesthésie de base au tribromoéthanolChapitre 12 sur 55 · ÉTAT GÉNÉRAI | CONSTITUTION RÉCEPTIVITÉ · texte numérisé non relu

ÉTAT GÉNÉRAI | CONSTITUTION RÉCEPTIVITÉ

Enfant : 3 | —de4ans: Très bon: 3 | Maigre : Nonréceptif: 3

Homme : 2 | + dei4ans: Bon : 2 | Musclé : R.O. C. nul: 2 Femme : 1 | — de 40 ans: Mauvais : 1 | Obèse : Réceptif : 1 + de 40 ans :

Coefficienttotal. 5 6 7 8 DAC AIO TS TMS RTE Grammes par kilo... .. 0,06 0,065 0,07 0,075 0,08 0,09 0,1 0,22 0,14 0,145 0,15 0,155

Dans le facteur SExE nous faisons entrer l'enfant, ce qui correspond en somme à une réalité, puisque au point de vue anesthésique les trois cas sont à considérer. |

14 ans est un âge auquel tous les auteurs se rallient pour estimer qu'au-dessus on peut donner la dose d’adulte. L'âge de 40 ans nous paraît plus indiqué que 35, et répondre davantage aux besoins de l’anesthésie, En effet, nous avons maintes fois remarqué que bien des sujets de 35 à 40 ans demandaient autant d’anesthésique que ceux que Domanie place dans les moins de 35 ans.

Dans la CoxsriruTion on doit mentionner les trois états qu'un malade peut présenter : maigre, normal et musclé,

Et —-

obèse, ce qui peut être établi cliniquement et théoriquement, d’après la taille.

Enfin, en étudiant la réceptivité de nos malades, il nous est apparu que souvent le R.O.C. est nul. D’après le schéma de Domanic, cet état intermédiaire entre la réceptivité et la non-réceptivité n'est pas mentionné : c’est une lacune qui, selon nous, doit être comblée. Un schéma, pour être pratique, ne doit laisser aucune hésitation au débutant.

D'après notre tableau, si nous reprenons le malade de 40 ans dans les mêmes conditions d'état général et de réceptivité, nous obtenons 2+2+3+3+3—13, ce qui donne 0,14 par kilo, soit une dose totale de 5 cc. 6 de Tribromoéthanol.

Le matin de l'intervention, le malade reçoit son lavement anesthésique dans son lit ou dans le local attenant à la salle d'opération.

Il s'endort ainsi dans le calme, Dès ce moment il est surveillé, la tension soigneusement prise et notée. Lorsque le sommeil est profond, il est transporté sur la table d’opération où il reste quelques minutes pendant lesquelles on prépare le champ opératoire.

A ce moment, deux méthodes sont possibles et tour à tour, nous avons pratiqué l’une et l’autre :

1) attendre l’incision de la peau pour vérifier le degré d’anesthésie du sujet ;

2) ne pas attendre et donner 1 ou 2 minutes auparavant quelques bouffées d’anesthésique complémentaire.

Il nous apparaît maintenant qu'il ne faut rien systématiser : la première méthode est excellente pour les opérés qui, n'ayant plus de réflexe cornéen et ne réagissant pas à la pince, vont supporter l'opération sans anesthésie complémentaire.

La seconde méthode doit être appliquée dès que l'on s’aperçoit qu'ils ne dorment pas suffisamment. Il faut alors, sans hésiter, les endormir complètement. Chez eux, en effet, la plupart du temps on n’est pas obligé de continuer l’anesthésie complémentaire, pendant toute la durée de l'intervention. Souvent, et très rapidement, on pourra diminuer l'apport complémentaire et même le supprimer.

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Il est évident qu'on n'obtient pas, dès le début, le doigté nécessaire : une courte mais indispensable pratique permettra cependant d'obtenir des résultats intéressants.

Il reste d’ailleurs, pour que la dose ainsi calculée puisse être donnée au malade, à examiner ce dernier.

La tension “hntértle sera prise soigneusement : l’hypotension, au-dessous de 10 maxima au Vaquez, doit faire rejeter ja méthode, à moins qu'on ne prenne, soin de donner les jours précédant une médication hypertensive. Si la tension est très haute, on pourrait croire que tout est pour le mieux. Nous verrons plus loin ce qu'il faut en penser ; disons dès maintenant qu'il faut surveiller attentivement la tension de ces hypertendus, qui très souvent présentent des baisses impressionnantes.

Le cœur sera examiné: une des supériorités de l’anesthésie au Tribromoéthanol est de permettre la narcose aux cardiaques, comme nous le verrons ultérieurement.

Les poumons doivent être soigneusement auscultés et . Fon recherchera avec attention dans l’anamnèse une trace d'affection pulmonaire, pour Mie Sn nie complémentaire.

Enfin, parmi les différents examens de laboratoire courants, urée sang, coagulation et temps de saignement, formule sanguine, on ne négligera pas la recherche du sucre et de l’albumine. Certains auteurs estiment en effet que l’albuminurie contre-indique l’anesthésie au Tribromoéthanol.

‘Ainsi, le calcul de la dose ét l’étude du malade peuvent paraître long et laborieux: Mais ces recherches ne sont-elles — ou ne devraient-elles — pas être faites pour chaque opération et chaque anesthésie p

Il suffit de céérdéniner lés différents examens de laboxap toire en vue de l’anesthésie, de les confronter avec la dose calculée à l’aide du schéma. L'habitude vient vite, et cette centralisation se fait rapidement.

D'ailleurs, par cet examen du malade, on est à même non seulement de donner avec sécurité la dose convenable, mais encore dé désigner 4 anesthésique de complément le moins dangereux pour l'opéré.

Il ne reste qu’à administrér la narcose.

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