MAIRE
— Pénétration de l'aiguille dans le canal sacré : 2cm.
— Hauteur d’ascension : apophyse épineuse de la 1'° lombaire (L').
— D'autre part, l'ouverture du canal sacré montre l'absence de bleu de méthylène à un niveau inférieur à celui de la pointe de l'aiguille.
Distance entre le point de pénétration de l'aiguille dans la membrane obturatrice et la partie inférieure du cul-de-sac dural :
Sujet n°6 : 6 cm. 6 Sujet n° 7 : 7 cm. 1
€) QUANTITÉ DE LIQUIDE INJECTÉ : 20 cc.
Sujel n° 8: L
— Pénétration de l’aiguille dans le canal sacré : 5 cm.
— Hauteur d’ascension : entre la 2° et la 3° lombaire (Lt).
Traces de bleu de méthylène jusqu’à la partie inférieure de D'?.
Sujel n°9
— Pénétration de l’aiguille dans le canal sacré : 2 cm.
— Hauteur d’ascension : entre la 2° et la 3° lombaire (L-2, L-3).
Même constatation que pour les sujets 6et.7 quant à l'absence de bleu dans le canal sacré.
Distance entre le point de pénétration de l'aiguille dans la membrane obturatrice et la partie inférieure du cul-de-sac dural :
Sujet n° 8 : 6 cm9 Sujet:n990 cm7
d) QUANTITÉ DE LIQUIDE INJECTÉ : 50 ec.
Point d'injection : entre L° et L'.
— Limite supérieure du bleu de méthylène: apophyse épineuse de la 5° dorsale D".
— Limite inférieure : 5° vertèbre lombaire (L°).
— Ainsi, avec la quantité de 50 cc. de liquide couramment injecté à ce niveau (méthode de Dogliotti), la distribution du liquide est sensiblement la même que celle que l’on observe après l'injection par la voie du canal sacré. Ces faits ne sauraient nous surprendre étant donné les résultats cliniques qui montrent l’identité des zones anesthésiques obtenues.
IT, — Répartition du liquide dans l’espace épidural
A ce point de vue, une première constatation s’impose, elle avait d’ailleurs été vérifiée cliniquement par la pratique de l’anesthésie épidurale : le liquide coloré imprègne la dure-mère, mais ne franchit pas cette barrière durale. Après incision de la gaine dure-mérienne, nous avons pu constater que le liquide céphalo-rachidien restait parfaitement incolore, ainsi que la moëlle et les racines médullaires dans leur trajet intra-dural.
Le liquide se répartit autour de là moelle, dans tout l’espace épidural, sauf à la partietout antérieure de cet espace où les prolongements ligamenteux (ligament sacré antérieur) fixent l’étui dural à la partie antérieure du canal rachidien.
Latéralement, la solution colorée ne dépasse pas le trou de conjugaison ; à ce niveau, en eftet, la dure-mère
émet des tractus fibreux qui vont se fixer au périoste du trou de conjugaison.
D'autre part, la répartition du liquide est variable en hauteur ; étant donné, au point de vue physique, la remarquable facilité de diffusion des liquides, il n’en pouvait être autrement.
Il faut d’ailleurs noter que cette diffusion, se traduisant par une limite supérieure irrégulière (comme dans nos sujets n° 2-6-8) avec des traces de bleu de méthylène, obliquement distribuée parfois, doit correspondre cliniquement à ces zones d’hypoesthésie que nous avons notéesau cours de nos observations, zone d’'hypoesthésie remontant parfois plus haut à droite qu’à gauche.
Ces faits expérimentaux étant établis, il nous faut tenir compte, pour préciser le territoire anesthésique obtenu en pratique, des données anatomo-physiologiques portant sur :
1° Les rapports du squelette avec l'émergence des racines rachidiennes ;
2° Les modalités de distribution périphérique des neris spinaux.