RIT
avoir de valeur que lorsque celle-ci est prise en dehors de toute préparation. Par un traitement tonicardiaque, on peut avoir des variations considérables.
Entre D6 et D7, on a injecté au malade 30 cm3 de novocaine à 2 %. Vers la quinzième minute, au moment où l’anesthésie s’est constituée, est apparue brusquement une syncope vasculaire. Le faciès est devenu d’une pâleur cireuse. Le pouls et les battements cardiaques sont devenus imperceptibles. Il n’y a pas eu de troubles respiratoires marqués, et un moment seulement, la respiration est devenue irrégulière. La thérapeutique a consisté en une injection intraveineuse de lobeline. L’amélioration a été très rapide, mais transitoire. Une injection intraveineuse de un litre de sérum adrénaliné a fait disparaître totalement et presque immédiatement les symptômes observés. Le pouls est devenu parfaitement perceptible. La tension maxima est remontée à 9. L’intervention a pu être pratiquée sans la moindre alerte. Vu l’étendue du cancer (du volume des deux poings), on a pratiqué une simple gastro-jéjunostomie. Les suites opératoires en ont été très simples.
Le sérum chaud adrénaliné par voie veineuse a eu non seulement une action immédiate remarquable, mais surtout il a eu une action durable. I] a fait disparaître tous les symptômes de façon définitive. L’éphédrine, la caféine, l’adrénaline simple, donnent très souvent des résultats immédiats, mais ils sont presque toujours transitoires. Les observations rapportées par Touper à la Société de Chirurgie en sont la preuve indiscutable.