ROLE DE L’ANESTHÉSIQUE
Excitation. — On observe chez certains patients, surtout du sexe féminin, une période d’excitation caractérisée par de la dyspnée, de la loquacité, une légère accélération du pouls, des nausées et des palpitations. Elle débute au cours de l’anesthésie après injection d’une dose de solution à 1 p. 100 variant de 50 à 100 cc. et disparaît quelques minutes plus tard sans laisser de traces.
Shock post-anesthésique.— Très rare, cet accident peut dépendre :
1° De l’anesthésiste, qui, par ignorance, a fait un abus d’une solution faible ou s’est servi d’une solution trop forte en quantité notable chez un intoxiqué chronique, un urinaire, un cachectique.
2° Du patient, extrêmement sensible à la substance injectée à des doses relativement faibles (cachectiques, hépatiques, calculeux jaunes et verts, vieillards).
3° D’une solution altérée. Nous avons déjà appelé l’attention sur les mécomptes possibles avec ces solutions (les anesthésiques et l’adrénaline, page 14). Toute solution de néocaïnesurrénine contenant' un dépôt granuleux doit êl^re considérée comme impropre à l’anesthésie, ba solution d’adrénaline teintée en rose doit être rejetée, parce qu’inactive et pouvant de plus déterminer des troubles cardiaques et respiratoires.
Les principaux symptômes du shock post-anesthésique sont : la pâleur de la face (quelquefois cyanose), la faiblesse du pouls, les sueurs froides et une légère prostration. Ils disparaissent d’ordinaire au bout de 3 ou 4 heures, sous l’influence de la médication stimulante (caféine, spartéine, strichnine, huile camphrée). Mais il faudra toujours être méfiant lorsque cet état .de shock débutera au cours de l’anesthésie. Cesser immédiatement l’anesthésie et remonter le patient par des injections de caféine, de spartéine, le faire tr souffler fort », faire des inhalations d’oxy-
ACCIDENTS
gène au besoin. Cet accident est très rare, mais il est important de le noter.
La novocaîne pure, employée aux doses maxima de 1 gr. 75 en solution à 1 /2 p. 100, 1 gr. 25 en solution à 1 p. 100 et 0 gr. 25 en solution à 2 p. 100 est inofîensive. Il faudra toujours soupçonner V impureté du produit ou la présence de cocdine dans la solution, lorsqu'apparaîtront les symptômes toxiques que nous venons d'énumérer.
SPHACÈLE
Il ne sera pas question de la cocaïne, puisque nous l’avohs bannie de l’anesthésie régionale.
La novocaîne pourrait déterminer du sphacèle dans des tissus mal irrigués. Nous avons dit ce que nous en pensions (les anesthésiques et l’adrénaline, page 14)<