REMARQUES TRÈS IMPORTANTES
Ne pas suivre cette technique à la lettre, c’est s’exposer à un insuccès.
2° Ne pas employer scopolamine-morphine et strychnine, c’est rechercher 1’ « orage » du début plus impressionnant que dangereux.
3° On peut augmenter la puissance du barbotage en employant une seringue d’une contenance plus grande.
40 L’eau distillée pourra être remplacée par les premiers 4 cc. de liquide céphalo-rachidien évacué (P. Delmas).
Le patient conserve, avec une respiration normale, sa mobilité, ses réflexes, toute son intelligence et différencie le.chaud du froid, sans accuser là moindre sensation de brûlure.
La durée de l’analgésie varie suivant la dose de cocaïne injectée, pour la tête et le cou, elle est de demi-heure à 1 heure ; pour le thorax et les membres supérieurs, de 1 heure à 1 h. 30 ; pour la région sous-ombilicale de 1 h. 1/2 à 3 heures.
MÉTHODE DE JONNESCO
Cette méthode se caractérise par les détails suivants :
a) Emploi de la stovcCine associée à la strychnine. La solution de strychnine est introduite dans l’ampoule contenant la stovaïne cristallisée ; puis on chauffe légèrement pour faciliter la dissolution de la stovaïne et l’on injecte.
b) Emploi d’une petite aiguille de 6 centimètres, très mince, à biseau court ; on ne pique pas avec l’aiguille chargée de son mandrin, afin d’obtenir plus rapidement la notion que l’aiguille est arrivée à destination.
c) Ponction à siège variable : sa hauteur varie suivant la région à opérer. Elle se fera aux points suivants :
1° Espace médio-cervical, au milieu du cou, en arrière, à égale
LA RAGIILANESTHÉSIE
distance de la protubérance occipitale externe et de la vertèbre cervicale proéminente, l’aiguille passera ainsi entre la 3° et la 4“ cervicales, ou entre la 4" et la 5”, suivant le sujet. L’injection à ce niveau, donne Vanesthésie de la tête et du cou.
2° Espace cervico-dorsal., immédiatement au-dessous de la vertèbre proéminente. La ponction ici donne Vanesthésie du thorax et des membres supérieurs.-
3° Espace dorso-lombaire., entre les vertèbres dorsales et lombaires, sur Une ligne horizontale passant par le bord inférieur des 12®® côtes, dans l’espace inter-épineux qui se présente à l’opérateur. Elle donne V'anesthésie de tout Vabdomen^ des membres inférieurs et des testicules.
4° Espace lombo-sacré., entre la colonne lombaire et la 1’'® sacrée ou dans un espace inter-épineux lombaire bas, par exemple entre la 4' et la 5®. Elle donne Vanesthésie du bassin, du périnée et de l’anus.
d) Emploi éventuel de deux ponctions, en des points différents, en même temps. Par exemple, pour les opérations thoraciques : ponctions cervico-dorsale et dorso-lombaire. Pour les abdominopelviennes, ponctions lombo-sacrée et dorso-lombaire. Pour les autres opérations, une ponction suffit.
Pour l’anesthésie médio-cervicale (Jonneseo), permettant les opérations de la tête et du cou, employer un centigramme de stovaïne et 1/2 milligramme de strychnine, en une ponction.
Pour l’anesthésie dorso-cervicale, permettant les opérations du membre supérieur, employer 2 centigrammes - de stovaïne et 1 milligramme de strychnine, en une ponction.
Pour les opérations thoraciques (thoracotomie, amputation du sein) faire deux ponctions : une cervico-dorsale et l’autre dorsolombaire, injecter 1/3 du produit en haut et 2/3 en bas, soit 1 centigramme, à 1,5 de stovaïne et 1 milligramttie de strychnine dans l’injection supérieure et 3 à 4 centigrammes de stovaïiie dans l’injection inférieure.
Pour les opérations de l’abdomen supérieur, (estomac, foie, rein), les testicules et les membres inférieurs, une seule ponction dorso-lombaire (3 centigr. de stovaïne). -
Pour les opérations pelviennes et périnéales, une seule ponction lombo-sacrée. La dose varie de 2 à 5 centigrammes de stovaïne et de 1 à 3 milligrammes de strychnine.
Pour les opérations abdomino-pelviennes (hystérectomie abdo-