INFILTRATION PAR TRANCHES
L’infiltration d’une tranche de tissu agit sur les nerfs qui traversent cette tranche. Commencer par injecter les couches les plus profondes et terminer par l’injection sous-cutanée. L’aiguille, par un « bouton », sera enfoncée perpendiculairement jusqu’au point le plus profond, le péritoine par exemple, puis elle sera ramenée dans le tissu sous-cutané, enfoncée de nouveau, mais obliquement dans la profondeur, jusqu’au péritoine. Successivement, la pointe s’arrêtera dans les divers plans à infiltrer, en marquant ainsi les limites extrêmes latérales de la tranche à anesthésier.
La dernière injection sera faite parallèlement à la peau, dans le tissu cellulaire sous-cutané. Pendant les manoeuvres de pénétration et de retrait de l’aiguille, il faudra injecter progressifernent et unijormément. Si la longueur de l’aiguille le permet,^ un seul « bouton » à l’une des extrémités ou au milieu suffira.
Cette infiltration par tranches de couches épaisses demande une certaine pratique. Il faudra apprendre à « tâter » de la pointe de
Anesthésie pour une ponction (Ascite, pleurésie, introduction d’un tube (de radium dans
l’aiguille : savoir à chaque instant, au fur et à mesure que l’aiguille s’avance, quel est le plan anatomique que cette pointe traverse ; et si elle traverse un plan musculaire, ou une couche de tissu cellu-
Fig. 21. — Infiltration par tranches.
L’aiguille pénètre par les « boutons » 1 et 2, et pique jusqu’à l’os ou jusqu’au péritoine, puis pique obliquement pour se rapprocher de plus en plus de l’horizontale ; elle finit par l’injeetion du tissu oeUulaire sous-cutané.
laire. Les sensations tactiles sont provoquées par les résistances variées qu’offrent les tissus. En aucun point du corps, des injections sous-périostées ne seront nécessaires : le périoste reçoit ses nerfs de l’extérieur, et se trouve insensibilisé par l’infiltration du tissu qui le recouvre.