‹ L'anesthésie régionaleChapitre 19 sur 148 · INJECTION PÉRINERVEUSE OU ENDONERVEUSE PAR VOIE SOUS-CUTANÉE · texte numérisé non relu

INJECTION PÉRINERVEUSE OU ENDONERVEUSE PAR VOIE SOUS-CUTANÉE

L’anesthésie, à travers la peau, de gros troncs nerveux, souvent combinée à l’infiltration périphérique, est facile partout où la situation des nerfs est marquée par des. repères osseux (nerf cubital) ; elle est- plus difficile quand ces repères manquent et quand le nerf gît au milieu des parties molles épaisses.

Il n’est pas indispensable d’amener la pointe de l’aiguille au contact du nerf : rien qu’en infiltrant son voisinage immédiat^ cela suffit dans la plupart des cas ; l’anesthésie est alors plus lente à se produire et de plus courte durée que si l’on touchait le nerf, mais elle se produit quand même.

Pour reconnaître si l’aiguille touche le nerf à insensibiliser, un très bon indice est fourni par les paresthésies rayonnant vers la périphérie^ cet éclair douloureux annonce le contact du nerf avec l’aiguille. Le patient devra être prévenu avant que l’aiguille soit enfoncée et devra accuser par un mot la pares^ thésie. Celle-ci est une preuve certaine que V aiguille est en bonne place.

Le temps qu’il faudra attendre après l’injection dépendra de la façon dont aura été atteint le’^nerf ; si l’aiguille a"été fichée dans le tronc, ce qui arrive pour le^trijumeau, l’interruption sera instantanée. Si l’anesthésique n’a été injectée qu’autour du nerf, 5 à 20 minutes s’écouleront avant l’interruption selon le titrage de la solution.

TECHNIQUE GÉNÉRALE

Page 1