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ANESTHÉSIE DU NERF OPHTALMIQUE ANATOMIE

Les nerfs frontal^ nasal externe, nasal interne et lacnjmal^ se séparent du tronc de l’ophtalmique immédiatement açant de pénétrer dans l’orbite.

Fig. 30. — Territoires sensitifs du trijumeau.

Cet éventail nerveux, est placé entre la paroi osseuse et le cône musculaire -

Herh Nerf opticjue

Gp" ophthalmicjtA

Muscles de l'œil N.motf ocul'‘ com Csrotide interne

N pathétique.

Frontal extf

int f

Nasa!

Fig. 31. — Le nerf ophtalmique et ses branches.

A droite, la voûte orbitaire a été enlevée.

A gauche, les muscles supérieurs ont été sectionnés ainsi que le nerf frontal et le nerf lacrymal, afin de montrer le nerf moteui oculaire commun, le ganglion et les nerfs ciliaires à l’intérieur du cône musculaire.

Fig. 32. — Les nerfs de l’œil à leur entrée dans l’orbite.

L’injection, poussée au niveau de la fente sphénoïdale, anesthésie les nerfs frontal, lacrymal et pathétique ; pour atteindre les autres nerfs, il faut diriger l’aiguille vers l’anneau de Zinn, au sommet du cône musculaire.

du globe, C/est donc entre les deux qu’il faudra infiltrer. Le frontal et le

lacrymal sont en dehors et pénètrent dans la partie externe de la fente sphénoïdale ; c’est du côté de la paroi externe de l’orbite qu’on les atteindra. Les nerfs nasaux occupant l’angle supérointerne de l’orbite, c’est là qu’il faudra les injecter. Les nerfs frontaux innervent une zone de téguments triangulaire dont la base correspond à toute l’étendue de la région frontale, au-dessus de la racine du nez et dont le sommet est dans les cheveux ; ils innervent également les sinus frontaux et les paupières su- Fig. 33. — Filets sus-orbitaires du nerf ophtalmique. perieiires. LeS nerfs na-

Pour interrompre ces filets nerveux, l’injection devra être SaUX innervent leS sinUS

faite parallèlement au rebord orbitaire supérieur.

frontaux, ethmoïdaux et

sphénoïdaux, la cloison nasale et le lobule du nez.

TECHNIQUE

Le nerf ophtalmique est mal placé pour être anesthésié isolément; il peut être atteint par la technique de l’anesthésie du ganglion de Gasser, mais puisque toutes ses branches sont accessibles dans l’orbite ou à leur émergence de cette cavité, c’est sur elles que devra porter l’anesthésie.

Trois sortes d’infiltration peuvent être faites suivant l’opération requise :

a) Infiltration frontale. Injecter sous la peau lOc.c. de solu¬

tion à 1 p. 100, en commençant au-dessus de l’apophyse orbitaire externe

et en terminant au niveau de l’apophyse homonyme du côté opposé. La bande d’infiltration suit exactement le rebord supérieur des orbites.

b) Infiltration orbitaire externe. Celle-ci vise les nerfs frontal et làcrymal ; piquer dans la commissure externe, toucher avec la pointe la paroi orbitaire externe et pousser profondément, toujours en gardant le contact osseux au-dessus ; à 4 cm. 1 /2 environ, on bute contre la

Fig. 35.

Anesthésie des branches de l’ophtalmique par voie orbitaire interne (2), externe (1).

L’orbite est dessinée en pointillé ; l’aiguiUe 1 {voie orbitaire externe) pénètre eu dehors de la commissure externe des paupières, elle suit l’os et s’arrête seulement quand elle a buté contre la voûte orbitaire. Elle chevauche alors la tente sphénoïdale (voir fig. 36). L’aiguille 2 {voie orbitaire interne) pique la paupière au ras du rebord orbitaire à un travers de doigt au-dessus de la caroncule, garde le contact osseux de l’angle supéro-interue, et baigne les nerls ethmoïdaux.

Fig. 36.

Injection intra-orbitaire pour infiltrer les branches de l’ophtalmique.

A gauche, infiltration orbitaire externe ; Taiguüle, par tâtonnements, garde le contact de la paroi externe de l’orbite. A 4 cm. de profondeur, elle s’arrête contre un mur osseux : c’est la voûte orbitaire ; au point où eUe s’arrête, eUc chevauche l’extrémité de la fente sphénoïdale où passent les nerfs lacrymal et nasal ; pousser l’injection à 2 p. 100.

A droite, infiltration orbitaire interne ; l’aiguille suit l’angle supéro-interne de l’orbite. Elle garde constamment le contact du squélette, rase les trous ethmoïdaux'; arrivée à 4 cm. de profondeur, elle bute contre la voûte du crâne ; elle injecte chemin faisant la solution à 2 p. 100 sur les rameaux ethmoïdaux du nerf nasal.

Amûte orbitaire au niveau de la partie externe de la fente sphénoïdale. Injecter 2 cc. de solution à 2 p. 100. '

c) Infii.tration orbitaire interne, a égale distance du sourcil et de la caroncule, c’est-à-dire à un centimètre au-dessus de la commissure interne des paupières, enfoncer l’aiguille dans l’angle supéro-interne de l’orbite contre la paroi osseuse que l’on doit sentir constamment ; chemin faisant, injecter la solution à 2 p. 100. Arrivé à 4 centimètres de profondeur, 4 cm 1 /2 au maximum, s’arrêter. On aura ainsi injecté 2 ou 3 cc. de la solution forte à 2 p. 100.

L’injection donne de r.oedème de la paupière supérieure ; elle provoque la saillie du globe, parfois une amaurose bénigne de quelques minutes. Le nerf optique, les nerfs ciliaires, le ganglion ciliaire ne sont point anesthésiés.

ANP^STHÉsiE Régionale

ZONES D’ANESTHÉSIE

Les sinus ethmoïdaux, sphénoïdaux et frontaux, la cloison nasale .et le lobule du nez;

INDICATIONS

Opérations, sur les sinus. Tumeurs de l’hypophyse.

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