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ANESTHÉSIE DU NERF MAXILLAIRE SUPÉRIEUR ANATOMIE

Le nerf maxillaire supérieur sort du trou grand rond, au fond de la fosse ptérygo-maxillaire, exactement entre la tubérosité du maxillaire supérieur et la base de l’apophyse ptérygoïde. Il est accessible par deux voies : latérale ou zygomatique et antérieure ou orbitaire.

.4. Voie latérale ou zygomatique.

On pourra, pour cette voie, se servir de deux procédés :

TECHNIQUE DU PREMIER PROCÉDÉ

POSITION DU PATIENT

Assis de côté, la tête dans la rectitude, l’opérateur faisant face à la joue du patient.

POINTS DE REPÈRE

Palper et repérer les points de rencontre du bord antérieur de l’apophyse coronoïde de la branche montante du maxillaire inférieur avec l’arcade zygomatique.

PONCTION ET INJECTION

Prendre l’aiguille de 9 cm. et l’introduire à ce point, juste au-dessous de l’arcade, en la dirigeant de bas en haut dans la direction du sommet du cône orbitaire. La pousser doucement, jusqu’à ce qu’elle rencontre le maxillaire supérieur. Bien des fois, on atteint

techniques de L’ANESTHÉSIE TRONGULAIRE

le nerf d’emblée, mais il est préférable de prendre contact avec le plan osseux, de suivre ce plan jusqu’à ce que l’aiguille, tombant dans le vide, détermine des douleurs fulgurantes, des éclairs chez le

malade ; ces éclairs apparaissent dans la figure et dans les dents supérieures. Adapter la seringue et pousser 2 cc. de solution à 2 p. 100. En retirant l’aiguille, injecter encore 2 cc. de solution à 1/2 p. 100, pour faire contracter les branches de l’artère maxillaire interne.

ANËSTHÈSIE régionale

L’aiguille pique la joue au bord intérieur de l’os malaire, suivant une ligne verticale descendant du bord externe de l’orbite. L’aiguille se dirige d’abord vers la tubérosité du maxillaire ; elle suit ce contact osseux, puis pénètre de 4 cm. environ et tombe dans le vide : c’est la fosse ptérygo-maxiUaire. Le malade perçoit un éclair douloureux dans les dents. Injecter 3 ou 4 ce. de solution à 2 p. 100.

TECHNIQUE DU DEUXIÈME PROCÉDÉ

POSITION DU PATIENT

La même que dans le premier procédé.

POINTS DE REPÈRE

Le milieu du bord inférieur de l’arcade zygomatique.

PONCTION ET INJECTION

Prendre l’aiguille de 8 cm. non montée. La piquer au ras du bord inférieur de l’arcade zygomatique, juste en son point médian ; passer dans l’échancrure sigmoïde du maxillaire inférieur, prendre contact avec la base de l’apophyse ptérygoïde, contourner l’os en avant et atteindre ainsi la fosse ptérygo-maxillaire. Adapter la seringue et pousser 2 ce. de solution à 2 p. 100, lorsque les paresthésies auront apparu. Injecter en retirant l’aiguille 2 cc. de solution à 1/2 p. 100, pour faire contracter les branches de l’artère maxillaire interne.

Remarque. — Par ce deuxième procédé, on anesthésie aussi le nerf maxillaire inférieur à sa sortie du trou ovale ; il s’agit de

Fig. 39. — Anesthésie du nerf maxillaire supérieur au trou grand rond, par voie latérale ou zygomatique.

2= procéiU. —L’aiguille est enfoncée au-dessous, au ras et au milieu de l’arcade zygomatique, passe par l’échancrure sigmoïde et se dirige en haut et en avant vers la fosse ptérygo-maxillaire.

passer en arrière de la base de l’apophyse ptérygoïde au lieu de passer en avant (voir p. 70).

B. Voie antérieure ou orbitaire.

TECHNIQUE

POSITION DU PATIENT

Assis, la tête dans la rectitude, face à l’opérateur.

POINTS DE REPÈRE

■ Palper et reconnaître l’angle inféro-externe du rebord orbitaire.

et inférieur par le même orifice.

La mandibule est abaissée ; l’aiguille est intro-duite au-dessous de la partie moyenne de l’arcade zygomatique ; elle est, enfoncée dans la'profondeur, jusqu’à ce qu’elle bute contre l’apophyse ptérygoïde. On la retire incomplètement et on la pousse en avant ; elle atteint la fosse ptérygo-maxillaire où elle rencontre le nerf maxillaire supérieur au trou grand rond ; on la retire de nouveau et on la pousse à un centimètre en arrière ; là-(3), elle atteint le trou ovale derrière la racine de l’apophyse ptérygoïde. Les trous'ovale ou grand rond sont environ à 4 ou 5 cm. de la joue, en profondeur.

surtout si l’apophyse coronolde est volumineuse.

PONCTION ET INJECTION

Au niveau de cet angle, 6’est-à-dire à l’union du bord externe et du bord inférieur de l’orbite, faire un « bouton », puis prendre l’aiguille de 6 cm. et l’introduire presque verticalement en bas, pour sentir le plancher de l’orbite ; la pousser doucement et la diriger un peu en arrière, pn inclinant légèrement le pavillon. A un centimètre environ plus loin, on traversera -un plan fibreux, ce sera la fissure du plancher orbitaire. Dès que Vaiguille arrivera dans le vide^ abaisser le pavillon, de façon à maintenir l’aiguille dans un plan presque horizontal,- la tête étant bien droite, sinon l’aiguille filerait dans la fosse soustemporale ; néanmoins, ne pas pousser l’aiguille trop haut, sinon elle filerait dans le globe. C’est dans le plan même de la fissure, c’est-à-dire juste dans la direction de l’angle dièdre inféro-externe que devra marcher l’aiguille. Il faudra toujours sentir une certaine

résistance à la pointe ; celle-ci avancera, puis s’arrêtera ; -elle sera alors à 5 cm. de profondeur, au niveau du trou grand rond, où la pointe butera contre la base du crâne. Monter la seringue et injecter

Fig. 42.

Anesthésie du nerf maxillaire supérieur au trou grand rond, par voie antérieure ou orbitaire. L’aiguille, qui a d’abord été tenue verticalement (flg. 43) prend contact avec le plancher de l’orbite, au niveau de l’angle inféro-externe de l’orbite, puis, elle s’enfonce et tombe dans le vide au niveau de la fissure orbitaire. A ce moment, elle se couche presque horizontalement et se dirige en arrière, suivant la direction de la fissure. A 5 cm. environ, elle s’arrête à la hase du crâne ; là se trouve le trou grand rond. Injecter un ou deux ce. do la solution à 2 p. 100.

Injection du nerf maxillaire supérieur au trou grand rond, par voie antérieure ou orbitaire.

Cette figure montre le « truc » à employer pour conserver le contact du plancher de l’orbite. L’opérateur enfile d’abord un petit fragment de caoutchouc sur l’aiguille ; cet index servira de. repère mobile ; l’aiguille d’abord tenue verticalement pique la joue au contact du rebord inférieur de l’orbite, près de la paroi externe, puis se porte un peu en arrière, jusqu’à ce qu’elle rencontre la fissure ; là, eUè se couche comme l’indique lafig. 42.

2 cc. de solution à 2 p. 100. On observera quelquefois des paralysies momentanées des muscles de l’œil, des hématomes dans la fosse ptérygo-maxillaire, incidents sans gravité.

ZONES D’ANESTHÉSIE

Outre la zone indiquée par la figure 30, l’anesthésie du nerf maxillaire supérieur insensibilise l’os maxillaire supérieur, les dents supérieures et la voûte palatine.

INDICATIONS

Interventions sur le maxillaire supérieur. Névralgies faciales.

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