ANESTHÉSIE DES NERFS DENTAIRES SUPÉRIEURS ET POSTÉRIEURS
ANATOMIE
Les nerfs dentaires supérieurs et postérieurs quittent le nerf maxillaire supérieur au moment où celui-ci va pénétrer dans le canal sousorbitaire, ils passent dans les canaux dentaires postérieurs ménagés dans
la tubérosité du maxillaire supérieur ; c’est avant leur entrée dans ces canaux qu’il faudra les atteindre.
Deux voies sont ouvertes à cette anesthésie :
La voie interne ou buccale et la voie latérale externe ou jugale.
a) La voie interne ou buccaie.
TECHNIQUE
Chercher par la bouche l’arcade zygomatique et là où elle rejoint le maxillaire supérieur, piquer la muqueuse et enfoncer l’aiguille
de 1 ou 2 centimètres. Le malade, généralement, éprouve une douleur dans les dents. Injecter alors deux centimètres cubes de solution à 2 p. 100.
Fig. 46. — Anesthésie des nerfs dentaires postérieurs et supérieurs, par voie buccale.
L’aiguille pique la muqueuse au'^poiut de jonction de l’arcade zygomatique avec le maxillaire supérieur, qu’elle côtoie jusqu’au niveau des nerfs dentaires supérieurs et postérieurs, situés à un ou deux cm. de profondaur.
b) Voie latérale externe ou jugale.
TECHNIQUE
Reconnaître l’arcade zygomatique et le bord antérieur de l’apophyse coronoïde du maxillaire inférieur, là où ces deux parties osseuses se rencontrent, faire un «bouton». A travers ce «bouton », enfoncer l’aiguille de 6 centimètres, normalement à la surface cutanée jusqu’à ce qu’elle bute contre l’os. Injecter 3 centimètres cubes de solution à 2 p. 100, sans qu’il soit nécessaire d’aller plus loin.
Fig. 46. — Anesthésie des nerfs dentaires supérieiu'fi et postérieurs, par voie externe ou jugale.
L’aiguiUe pique la joue en avant do la tranche montante à l’intcrseetion de l’apophyse coronoïde avec l’arcade zygomatique et s’enfonce jusqu’au maxillaire supérieur. Injecter 3 cc. de solution à 2 p. 100.
ZONES D’ANESTHÉSIE
Cette injection n’anesthésie que les grosses molaires supérieures, ainsi que la muqueuse du sinus maxillaire ; pour avoir l’anesthésie de la gencive, il faudra injecter les nerfs palatins suivant la technique page 65.
INDICATIONS
Abcès, kystes, ostéites, résections alvéolaires, etc.
ANESTHÉSIE DES NERFS PALATINS à la voûte palatine
ANATOMIE
Les nerfs palatins issus du ganglion de Meckel arrivent tous, jusqu’à la voûte palatine, par des conduits différents verticalement creusés dans la paroi postérieure du maxillaire supérieur.
Le nerf palatin antérieur innerve la voûte palatine, tandis que les nerfs palatins moyens et postérieurs, vont au voile du palais.
Fig. 47. — Les nerfs palatins.
Le nerf sphéno-palatin, issu du ganglion de Meckel, après avoir donné un rameau externe, croise en diagonale la cloison nasale, passe par le trou palatin antérieur, vient se distribuer à la voûte palatine en contribuant à l’innervation sensitive de toute la voûte (muqueuse et os). Le nerf palatin antérieur s’anastomose avec le nerf sphéno-palatin interne à la voûte palatine.
TECHNIQUE
POSITION DU PATIENT
Assis, face à l’opérateur, tête renversée en arrière, bouche ouverte.
anesthésie régionai.e. — 3' édit.
POINTS DE REPÈRE
Le trou palatin antérieur est sur la ligne médiane, juste en arrière des deux incisives médianes ; les trous palatins postérieurs se trouvent chacun au niveau de la deuxième grosse molaire à un centimètre environ en dedans de la face interne de la dent.
PONCTION ET INJECTION
Piquer l’aiguille en avant, sous la muqueuse du palais, immédiatement en arrière des dents et sur la ligne médiane. Injecter un
Fig. [48.
Anesthésie des nerfs palatins à la voûtejpalatme.
A gauche, la zone d’anesthésie ; à droite, l’anastomose entre le nerf palatin antérieur et le nerf sphéno-palatin interne (naso-palatin).
En avant, le nerf naso-palatin à un demi-centimètre des incisives médianes ; l’opérateur injecte directement sous la muqueuse 1 ec. de la solution à 2 p. 100.
En arrüre, dans les trous postérieurs, à droite et à gauche, il injecte sous la muqueuse 1 oc. de la même solution, à 1 cm. en dedans et en haut de la dernière molaire.
centimètre cube de la solution à 2 %. Retirer l’aiguille et la piquer en regard de la dernière molaire, quel que soit l’âge du sujet, à un centimètre en dedans de celle-ci et diriger l’aiguille légèrement en arrière. Elle, bute contre l’os, sinon s’assurer qu’on n’est pas dans le voile du palais injecter deux centimères cubes d-e la solution à 2 %.
ZONES D’ANESTHÉSIE
Cette dernière injection, répétée du côté opposé, donne l’insensibilité à la muqueuse de la voûte palatine et au périoste ; elle n’insensibilise pas les dents et très imparfaitement le voile du palais. Pour avoir l’anesthésie complète des trois dernières molaires, il faudra faire l’anesthésie des nerfs dentaires postérieurs et supérieurs.
INDICATIONS
Interventions sur la voûte palatine.