ANESTHÉSIE DE L’ŒIL
L’orbite et le globe oculaire sont innervés par les branches du nerf ophtalmique ; le rameau orbitaire du maxillaire supérieur, par son rameau anastomotique lacrymo-palpébral, dessert la glande lacrymale et l’angle externe de l’oeil. Le cône musculaire est innervé par les III, IV et VL L’anesthésie la plus simple de l’œil, pour cataracte, par exemple, s’obtient en y versant deux ou trois fois, quelques gouttes de la solution à 2 p. 100 ou à 5 p. 100, à une ou deux minutes d’intervalle. Cette solution agit par imbibition.
L’anesthésie profonde de l’orbite se réalisera par l’anesthésie du nerf ophtalmique et de ses branches, dont la technique a été décrite précédemment (voir page 52).
S’il le faut, l’anesthésie ser^ complétée par l’infiltration du nerf maxillaire supérieur ou d’une partie de ses branches, également décrite déjà (voir page 56).
Pour compléter l’anesthésie qui n’atteint pas les nerfs ciliaires ni le ganglion ciliaire, infiltrer la pyramide musculaire qui entoure immédiatement le globe oculaire. Pour cela, piqijer une aiguille à la commissure externe de la paupière, la pousser entre la conjonctive et le bulbe ; viser le sommet de l’orbite, en se tenant le plus près possible de la face externe du globe ; puis, un peu en dedans, à une profondeur de 4 cm. ly2, c’est-à-dire tout près du ganglion ciliaire, injecter 3 cc. de solution à 2 p. 100. Enfin, injecter 1/2 cc. de cette solution forte, sous la conjonctive autour du bulbe ; de cette façon, quelle que soit l’opération (énucléation du globe oculaire, etc.), l’anesthésie est absolue.