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ANESTHÉSIE D’UNE OU DE PLUSIEURS COTES

Tout le thorax pourrait être anesthésié par la paravertébrale à (page 101) ; mais comme jamais il ne faudra anesthésier toutes les parties du tronc à la fois, les nerfs intercostaux sont habituellement bloqués en nombre suffisant pour permettre l’intervention sur une région limitée.

Il faudra tenir compte du fait que les territoires sensitifs empiètent les uns sur les autres, de telle sorte que Y anesthésie d^un seul nerf, nous l’avons déjà dit, est illusoire.

Pour anesthésier un certain nombre de côtes, il faudra bloquer' au moins un nerf au-dessus et un nerf au-dessous. Mais un moyen plus simple nous permet d’avoir une anesthésie absolue d’une région quelconque de la cage thoracique. La figure 170 permettra

Fig. 170. — Anesthésie d’une côte.

Injection dans les espaces intercostaux adjacents, en avant et en arrière de la partie à réséquer ; puis 10 filtration périphérique sous-cutanée et intra-musoulaire.

de suivre la technique que nous employons toujours avec succès. Cette figure représente trois côtes adjacentes : sur celle du milieu,' la partie noire doit être réséquée, soit deux espaces intercostaux à anesthésier.

anestiTésie Régionale

Marquer quatre « boutons « par lesquels injecter 5 ce. de solution à i % dans l’épaisseur des muscles intercostaux. La pointe de l’aiguille cherche la côte supérieure et- en suit le rebord inférieur, pour tomber dans l’espace. Infiltrer les muscles et le tissu souscutanés avec 30 ou 40 cc. de la solution à 1 p. 200 dans la direction des flèches. L’anesthésie est absolue. Néanmoins, il faut être prévenu du fait que le malade se plaindra si l’on exerce sur les côtes une traction produisant l’entorse des ligaments costo-vertébraux. Le tiraillement brutal des côtes arrachera des plaintes au patient et des reproches justifiés à l’opérateur. Cela ne se produit pas avec -l’anesthésie paravertébrale.

La figure 171 montre le tracé d’infiltration, suivant le procédé que

nous venons de décrire et qui sert pour la mobilisation des côtes (emphysème).

On pourra, de la même façon, obtenir l’anesthésie du rebord costal pour le prélèvement d’un copeau cartilagineux.

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