ANESTHÉSIE DE L’ABDOMEN
De même que pour le thorax, il faut dans cette anesthésie, distinguer deux régions :
Celle de la paroi et celle de la cavité abdominale permettant d’intervenir sur les viscères.
ANESTHÉSIE SEGMENTAlRË
üanesthésie de la paroi seulement se réalise de différentes façons, suivant les nécessités du besoin.
Üanesthésie des viscères s’obtient soit par l’infiltration des splanchniques (page 222), ce qui ne modifie pas la sensibilité de la paroi, soit, en même temps que celle de la paroi, par l’anesthésie paravertébrale.
L’anesthésie de la région sus-ombilicale s’obtient : en pratiquant l’anesthésie paravertébrale dorsale bilatéralê dé D® à
anesthésie de toute la paroi aMomrwafe,, depuis l’appendice xiphoïde jusqu’au pubis, se réalisera par l’anesthésie paravertébrale dorsale, D'^ à et lombaire, à L®. On la pratiquera des deux côtés.
En meme temps que la paroi abdominale, on obtiendra l’insensibilisation des viscères permettant toutes les interventions . sur le foie et les voies biliaires, le rein, la rate, le côlon ascendant ■ ou le côlon descendant, lorsque l’anesthésie sera faite dôun seul côté seulement (D^ à et à Ü).
Pour V estomac, le côlon transverse et V intestin grêle, il faudra -faire l’injection bi-latérale (D® à et à L^).
Nous avons à notre disposition un autre procédé moins sûr mais plus simple ; il consiste à circonscrire le champ opéra- . toire k distance de l’incision pariétale et à anesthésier ensuite le pédicule du viscère qui doit subir les manœuvres chirurgicales.
11 faut pour cela que l’opérateur soit doux et méthodique, qu’il coupe au bistouri, mais ne dilacêre pas au moyen de la sonde cannelée ou de tout autre instrument mousse, qu’il ne fasse pas un emploi exagéré d’écarteurs et qu’il n’exerce, pas de trop fortes tractions sur les viscères qu’il extériorise.
Nous l’avons déjà vu au chapitre de la sensibilité des viscères (page 24) les mésos sont sensibles à la pression à leur base d’implantation pariétale ; le pincement des artères éveille parfois une légère douleur, les tractions exercées sur les pédicules de l’intestin ou de tout autre viscère, déterminent une douleur vive que le malade qualifie quelquefois-de «coliques».
Ce procédé n’aura donc de valeur réelle qu’entre les mains de chirurgiens doux et patients. L’anesthésie paravertébrale est plus ■iûre, plus complète.