‹ L'anesthésie régionaleChapitre 8 sur 148 · INSTRUMENTATION · texte numérisé non relu

INSTRUMENTATION

Seringues. — Pour bien faire l’anesthésie régionale, il faut avoir à sa disposition une seringue qui soit stérilisable et parfaitement étanche, dont le corps soit muni d’ailettes solides, permettant une bonne prise"'et dont l’embout s’ajuste d’une façon parfaite au pavillon de l’aiguille. La seringue ordinaire, en verre, n’est sûrement pas celle qui conviendra. La seringue de 10 cc., de Collin, tout en métal, puissante, courte, maniable, incassable, avec gra-

Fig. 1. —'Seringue de Collin de 10 cr.

Tout en métal, puissante, courte, maniable, incassable, avec graduation sur la tige du piston. L’embout latéral permet d’injecter parallèlement à la surface de la peau, avec une aiguille droite.

duation sur la tige du piston est une de celles que nous .employons. La seringue de 10 cc. de Gentile, en verre, avec[armature et piston métallique, à friction douce, exact^aent ajustée au corps de pompe

Fig. 2. — Seringue de Gentile de 10 cc.

. En verre, à embout excentrique et piston métallique. La graduation est sur le corps de la seringue dont la transparence permet à chaque instant de contrôler la quantité de liquide ou d’air qu’elle contient, et de voir, en aspirant, s’il y vient du sang. A côté, l’aiguUie à e boutons dermiques ».

a l’avantage de permettre le contrôle de la quantité de liquide qu’elle contient. Ces deux seringues ont leur embout excentrique, ce qui facilite les manœuvres parallèles à la surface du corps.

Aiguilles. — Elles doivent être très fines et à biseau court ; plus unè aiguille est fine, moins elle est douloureuse ; c’est la raison pour laquelle il faut que les petites aiguilles qui servent à infiltrer les a boutons » soient excessivement fines et bien pointues.

Les aiguilles de platine sont chères et s’émoussent vite ; celles d’acier sont plus piquantes, mais d’un entretien délicat ; elles rouillent, peuvent se briser. Les aiguilles de Collin (1), très fines

Fig. 3. — Aiguilles de CoUin avec leurs mandrins.

Ces aiguilles sont en acier ; elles sont flexibles, plus Anes que celles de Gentile et doivent être maniées avec beaucoup de douceur.

en acier sont recommandables. Celles de Gentile, nickelées, sont très bonnes, cassent relativement peu, mais doivent être rejetées toutes les fois que la pointe aura noirci. La couche de nickel n’existant plus à ce niveau l’aiguille pénètre difficilement, glisse très mal et provaque de vives douleurs.

Il est indispensable que Iq pavillon de l’aiguille et l’embout de la

Fig. 4. — Aiguilles de Gentile lacier nickelé).

Long. 60 80 100 mm.

Diam. 7 • 8 9 mm.

seringue, réalisent une adaptation absolument étanche, pour éviter les fuites.

Les aiguilles droites sont suffisantes ; elles peuvent servir dans (1) Les aiguilles de Collin sont de 3, 6, 9 et 12 cm.

GÉNÉRALITÉS

tous les cas. Elles seront de cinq longueurs : 2, 6, 8, 10 et 12. Celle de 2 cm. sert à faire les boutons : elle pourra avoir un biseau assez long, afin de pouvoir piquer très bien. Celle de 12 cm. sert pour l’anesthésie pré-sacrée et celle des splanchniques. Les aiguilles de 6, 8 et 10 servent dans presque tous les cas.

S’il est utile de repérer d’avance la longueur à faire pénétrer dans les tissus, l’index le plus simple est un petit morceau de liège bouilli ou de caoutchouc enfilé sur l’aiguille.

Capsules. — Deux capsules en porcelairie, ou en verre, d’une contenance de 30 cc. environ, pour y verser les solutions.

Crayons dermographiques. — Uu tube contenant deux ou trois

Fig. 6. — Produits anesthésiques.

Sérum pour dissoudre la néocaïne • contenue dans les deux gélules (tube du milieu). A droite, la solution à 1 p. 200 en flacon scellé.

crayons dermographiques, et une, pastille de trioxyméthylène, pour la stérilisation des crayons. Uu tube semblable à celui de Desnos, à fermeture caoutchouc, contenant un réservoir à trioxyméthylène, servirait à merveille pour la stérilisation des crayons.

On pourrait remplacer le crayon par un petit tampon d’ouate monté sur un stylet et trempé dans de la teinture d’iode.

Un centimètre en métal. — C’est une petite règle graduée de 10 cm. de long.

Deux plateaux stérilisés. Une boîte de champs et une boîte de compresses. De l’alcool et de la teinture d’iode. — La seringue, les capsules, les aiguilles et le centimètre seront stérilisés à l’eau bouillie ordinaire, non bicarbonatée, pour ne pas modifier la composition chimique des solutions.

Solutions. — Il faudra avoir à sa disposition :

1° Solution de novocaïne, à 2 p. lÔO 2° — — à 1 p. 100

30 — — àl/2p. iOO

4° Solution d’adrénaline ou de surrénine, au 1000°.

5° Une solution à 1 p. 100 dé chlorhydrate de quinine et d’urée (urocaïne de Cor-, bière), pour l’anesthésie des viscères.

L’adrénaline sera employée à la dose de I goutte par 5 cc. de solution. (Voir Les anesthésiques et Vadrénaline^ page, 14.)

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