ANESTHÉSIE DE LA CUISSE
L’innervation superficielle et profonde de la cuisse provient deé nerfs fémoro-cutané (L\ L^), crural (L^, L^, L^), obturateur (L^ L®) et sciatiques (L^, II, à S^).
L’anesthésie de la cuisse est longue, difficile, incertaine, en suivant la technique de l’anesthésie tronculaire, du fémoro-cutané, du crural, et de l’obturateur au pli de l’aine, des sciatiques à la fesse. Il est préférable de faire l’anesthésie de tout le membre par la technique paravertébrale que nous avons donnée plus haut où la rachi-anesthésie.
Cependant, dn pourra, comme au membre supérieur, infiltrer un foyer de fraeture, une articulation, pour rendre les manœuvres
■ Fig. 212. — Anesthésie du membre inférieur.
Injection profonde pour ostéotomie du fémur. •
Coupe de la cuisse au quart inférieur.
de réduction indolores et donner de la souplesse aux muscles. 11 suffira d’injecter dans tous les sens, au niveau des extrémités fracturées et dans l’articulation même, en cas de luxation, en évitant les gros vaisseaux dont on connaît le trajet.
Les anesthésies superficielles se réalisent très bien par l’anesthésie çirconférencieîle sous-cutanée du champ opératoire, par exemple pour les varices, les greffes épidermiques de Thiersch. On n'emploiera pas l’anesthésie locale pour les phlegmons et les grandes plaies infectées, non plus pour les arthrites suppurées. On
fera l’anesthésie tronculaire au pli de l’aine et à la fesse ou la paravertébrale.