SCÈNE VII
Les mêmes, MAITRE LUTZ, puis LE BARON et BECKMANN.
(Maître Lutz est plus débraillé et plus animé que jamais.)
LUTZ, à Rutter.
Préviens tou maître, mon cousin... mon cousin!... tu entends? que je désire lui parler... Allons, dépèche-toi. .
RUTTER
Pardon, monsieur, mais mon maître est gravement malade, et... (On entend sonner.) Tenez, il m’appelle, (il entre chez le comte.)
LUTZ, entrant tout à coup dans une violente colère.
Hein ? mon cousin est aussi malade ! et je suis le dernier à l’apprendre!... mais qui donc préviendra-t-on alors?... (Toisant Verner et Marthe.) Des parents au centième degré, sans doute, des espèces d’intrigants?...
VERNER
Monsieur!.,, si vous vouliez bien peser vos paroles!
LUTZ, brutalement. ,
Eli! je les ai pesées, pardieu!... Et vous voyez môme que je donne bon poids.
VERNER, à part.
Le grossier personnage !
MARTHE, d’un ton pincé. -
Ce n’est pas pour moi, sans doute, que parle maître Lulz; pour moi qui, pendant dix années consécutives, ai prouvé mon attachement...
LUTZ, goguenard.
Oui, aux choses de ce monde, en garnissant votre pelote .. de nos .épingles.
MARTHE, furieuse.
Maître Lutz!...
l’ange de minuit.
VERNER
Vous êtes un malappris!...
LUTZ
Et vous... vous êtes des parasites!... (eo «e moment, le baron
parait arec M. Bcckmann.) •