ACTE QUATRIÈME
L’AMOUR, jouant avec sa flèche.
Celui que bien peu de femmes ont connu, et qu’aucun homme ne connaîtra jamais!... Je suis... l’Amour qui tue!
MARGUERITE, arec un cri.
Ah!...
Voilà 1 une conquête que je ne veux pas faire.
GARDEN, à Shebel.
Les paroles de cette femme font froid au cœur.
LE COMTE, s’avançant.
Madame, je me vois forcé de vous fuir. Fuir l’Amour à mon âge, c’est un crime pardonnable; mais voici mon fils Rarl qui me remplacera auprès de vous.
L'AMOUR, saluant.
Monsieur le comte!...
LE COMTE, bas au baron.
Monsieur le baron, je désirerais vous parler sur-le-champ.
LE BARON
A vos ordres, monsieur le comte... J’avais remis toutes choses à la fin de votre convalescence, et votre convalescence a été longue !... Jugez si je dois avoir hâte de...
LE COMTE
Venez donc, alors... (On entend au loin le prélude d’une vélie. — Le comte et le baron saluent et remontent.)
l’amour.
Belle Mignon... (aux jeunes gens.) Et vous, messieurs, la valse vous appelle, que je ne gêne en rien vos plaisirs... Allez!
(Elle leur montre le fond.)
SHEBEL.
C’est un congé?
l’amour.
C’est une permission.
SHEBEL.
Alors, nous vous reverrons?
- l’amour.
Certes! une fois encore... (Froidement.) C’est écrit!... RANSPACH.
Madame... je... croyez bien que... certes... j’ai l’honneur de vous saluer! (a part.) Ce diable de baron avait raison... J’aurais dû m’en aller tout de suite. (Tous sortent de divers cités ; Garden donnant le bras à Marguerite.)