LE PRÊTRE PUISSANCE
Leur fidélité à réprimer ces Esprits pervers n'a (légal que leur amour pour la justice et la sainteté de Dieu.
Le Prêtre est devenu Puissance par l'ordre d'Exorciste qu'il a reçu solennellement. En vertu de cet ordre, il a le pouvoir de commander avec autorité aux démons. Il peut les expulser des corps et des âmes, des corps des possédés et des âmes des pécheurs.
Ses fonctions d'adversaire et d'expulseur des démons se retrouvent partout dans son ministère.
Il les combat par la parole en les faisant connaître, en dévoilant leurs tentations, leurs ruses, leur haine, en inspirant l'horreur qu'ils méritent et en enseignant les moyens d'en triompher.
Il les combat dans la nature, en prévenant ou en arrêtant par les exorcismes les fléaux et les tempêtes qu'ils y suscitent.
Il les combat par les sacrements, leur arrachant l'ame de l'enfant au baptême, l'âme du pécheur au tribunal de la miséricorde, fortifiant contre eux fàme juste par la Confirmation etFEucharistie.
En sa qualité de Puissance, le Prêtre est le chef de l'armée des âmes appelée à combattre sans relâche celle des démons.
Les démons ne désirent rien tant que de faire tomber ce chef en quelque embuscade et de s'emparer de lui. S'ils pouvaient le vaincre et l'avoir
«•n lour pouvoir, quel triomphe! Ils préféreraient la chute diine àme sacerdotale à celle de cent autres âmes. Le prêtre a donc à veiller sur luimême et à se tenir sur ses gardes.
Les puissances célestes n'ont rien à craindre des démons. Elles leur inspirent, en les réprimant, un dépit sans espoir. Il n'en est pas ainsi du Prêtre. Il est vulnérable de tous les côtés et se trouve en butte à mille tentatives acharnées. Rien n'est négligé pour opérer sa perte. Il semble que plus il fait de bien, plus il suscite contre lui de colère.
Si pendant qu'il arrache aux démons les autres âmes, il les laissait s'emparer de la sienne par le péché, comme ils resserreraient les chaînes de sa captivité! Comme ils se vengeraient en le plongeant dans les fautes les plus honteuses !
Ainsi que le lui recommande la sainte Eglise en l'armant pour le combat, il doit donc veiller, non seulement à ne point tomber au pouvoir des démons, mais encore li ne subir en aucune faron leurs atteintes. Les plus légères infidélités d'un prêtre les réjouissent.
Sachant (jue je suis fragile et que je ne puis compter sur mes propres forces, je vous supplie, ù glorieuses Puissances, de me venir en aide, d'unir toujoui^s vos elTorts aux miens et de me pénétrer des sentiments «pii vous animent, en face des puissances infernales.
Le Prêtre Vertu.
Les Vertus célestes forment un chœur de purs Esprits représentant Dieu dans sa force. La force de Dieu est irrésistible et hors de lui tout est faiblesse, La créature n'a de force que celle qu'il lui communique. Elle vient toujours de lui; elle est toujours sa force.
Les Vertus opèrent, au nom de Dieu, les merveilles et les prodiges qui éclatent dans la nature. Elles maintiennent l'ordre universel et elles le maintiendront aussi long-temps que Dieu le voudra. Au dernier jour, elles n'auront qu'à cesser leur action, pour que tout retombe dans le chaos.
Les Vertus portent la force de Dieu en ellesmêmes ; c'est elle qui les rend inébranlables dans sa volonté. Elles raffermissent les Esprits inférieurs et les âmes humaines par leurs exemples
ol par les communications qu'elles leur font, au nom (le Dieu.
Le Prêtre doil être Vertu. C'est pour cela qu'il a reçu le don de force dans le diaconat et qu'il a été revêtu de la vertu d'en haut. 11 lui a été dit : « Accipite Spirilum Sanctiim ad robiir. Induimini virlule ex allô ».
Au milieu du groupe d'àmes confiées à ses soins, le Prêtre est la colonne sur laquelle repose l'édifice spirituel. Si la colonne est ferme, inébranlable, l'édifice restera solide, ou s'il éprouve quelques avaries, il pourra être restauré. Mais si la colonne est ébranlée, si elle chancelle, si elle tombe, quel désastre 1
C'est ce qui arrive, quand les pasteurs euxmêmes prévariquent. Les scandales qu'ils donnent sont souvent irréparables. De vastes églises ont été ruinées, anéanties par la ehute de ceux qui en avaient été établis les colonnes. De là ces schismes, ces hérésies, ces lamentables divisions (pii tiennent tant de place dans l'histoire.
Le Prêtre doit être Vertu par le maintien de l'intégrité de la foi dans son troupeau, par la conservation de la doctrine et des commandements évangéliques, sans diminution, sans altération, sans accommodement avec les mille passions du (•œur humain.
Si le Prêtre ne conserve point cette pureté des divins enseignements, qui la conservera? Autour