‹ L'ange et le prêtreChapitre 22 sur 25 · LES DIVINES RÉVÉLATIONS · texte numérisé non relu

LES DIVINES RÉVÉLATIONS

toutes les sciences naturelles et purement humaines ! Accueillies avec simplicité et soumission (le cœur, elles ne flattent point la vanité et l'oriçueil, mais elles font fleurir dans lame toutes les vertus. Si elles sont l'apanage de les Frères, comme le tien, doivent-elles, pour cela, t'inspirer moins de reconnaissance? La lumière du soleil est-elle moins agréable à tes yeux, pai-ce qu'elle récrée les jeux de chaque habitant de la terre ?

Et si Dieu ne t'a pas communiqué sa vérité, immédiatement et dans son plus pur éclat, s'il a voulu que tu fisses des etforts pour la découvrir, ccsl pour t'en mieux faire sentir le prix. La vérité, aliment de ton âme. doit être acquise au prix de les sueurs, comme est acquis ton pain, aliment de ton corps. Pour faire jaillir du sein de la terre tous les produits qui font le soutien et la joie de ta vie. ne faut-il pas des travaux incessants ? Si ces travaux étaient suspendus durant une période quelconque d'années, la terre ne deviendrait-elle pas un désert et la famine ne seraitelle pas bientôt universelle?

Ah 1 prêtre de Jésus-Christ si tu connaissais mieux la valeur du don que Dieu t'a fait dans ses révélations, si scires doniini Dei. tu les rechercherais avec avidité, tu en recueillerais la moindre parcelle et tu les préférerais à tout. Tu sentirais la fécondité quelles communiquent à lame pour le bien et tu en recevrais de précieux encourage-

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ments. Elles le raviraient elles sciences purement profanes n'auraient plus pour toi de saveur. Tu ne voudrais plus, comme saint Paul, connaître cpic Jésus et Jésus crucifié. En lui seul tu mettrais ton savoir et ta gloire.

Dans l'étude des réalités supérieures, il faut, dit Saint Uernard, user de discernemont. Il est peu de ces vérités que l'intelligence puisse voir en elles-mêmes, dans l'évidence : il en est un grand nombre qui sont saisies par la Foi et auxquelles il faut adhérer d'une manière absolue ; il en est d'autres enfin qui sont connues par simple conjecture et (}ui ne doivent être admises que selon leur<logré de vraisemblance.

Apprends, mon frère, ce que tu n'auras pas à désapprendre un jour; apprends les sciences qui resteront en ton esprit, au sein même de l'éternité. Les choses que lu perçois maintenant par la foi. lu les percevras autrement, mais elles seront les méme^. Combien colle pensée doit te les rendre précieuses et le les faire aimer. Qu'elles soient le flambeau qui dirige tes pas dans la nuit delà vie présente, et tu ne pourras l'égarer; tu arriveras sûrement à l'aube de ce jour oii tout sera pour toi pure lumière.

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