LE PRÊTRE ET SAINT MICHEL
nous voulions exalter ses perfections, il nous i'épondait: SoliDeo.
11 laissa Dieu lui-même agir en lui par sa grâce et sabandonna si pleinement à sa volonté que c'était la volonté divine qui parlait et agissait en lui dans la liberté de sa toute-puissance.
Pour nous rafTermir en face de la révolte et nous retenir dans la fidélité, il trouva dans son cœur un mot incomparable qui devait être son éternel honneur et devenir son nom : « Qiiis ut Deiis? Qui est comme Dieu?.. »
Je ne saurais exprimer en un langage humain les trésors de dignité et de grandeur, de zèle et de puissance, de justice et de sainte indignation que nous vîmes en ce mot, ni les ineffables tressaillements qu'il produisit dans tous les chœurs célestes. Il fut notre salut et notre triomphe; il nous retint sur le bord de l'abîme et nous ouvrit le ciel.
Prêtre de Jésus-Christ, entends-tu les Lucifers de la terre pousser le cri de révolte et inviter les âmes à se liguer contre Dieu et son Eglise? Descends en ton cœur, tu y trouveras un mot semblable à celui de saint Michel et non moins puissant. Tu t'écrieras : « Quis ut Christus ? Qui est comme le Christ » !
Où est le rédempteur pareil au Christ, descendant du ciel sur la terre, s'incarnant, travaillant, mourant pour sauver ceux qu'il aime? Cherchez
GiD LANGE ET 1.12 PRÊTRE
à travers le monde une autre croix que celle du Christ où un ami expire pour la délivrance de ses amis.
Où est le bienfaiteur nourrissant les siens d(^ sa chair et de son sang", leur communiquant ainsi une immortelle vie, déposant en leur cœur la semence de réter4ielle gloire et le gage de la bienheureuse résurrection après la mort?
Où est le maître qui a donné à ses disciples la lumière et la sagesse dans un Evangile capable de renouveler la face de la terre, répandant partout la justice, la sainteté, la paix, le dévouement mutuel, la douceur, l'harmonie, suscitant des apôtres, des martyrs, des vierges, des âmes secourablei^ à toutes les infirmités physiques et morales ?
Où est la montagne du haut de laquelle un autre que le Christ a pu béatifier les pauvres, les simples, les soulïrants, les purs, les persécutés en leur prodiguant les immortelles promesses ?
Où est-il celui qui est miséricordieux comme le Christ), courant à la recherche de la brebiségarée, accueillant paternellement l'enfant prodigue, accordant à une larme le pardon d'une vie- entière d'infidélités?
Où est-il le puissant souverain, ayant à ses ordres, comme le Christ,, des millions olT Anges et les envoyant à travers les générations humaines exercer, en son nom, la justice et la bonté?