‹ L'Angiome du ReinChapitre 11 sur 30 · ALTER · texte numérisé non relu

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Cebellos de soupçonner un angiome du rein chez un malade à qui il avait déjà enlevé un angiome de la vessie et qui présentait en outre, sur la nuque et le bord de l'oreille droite, une tumeur rose, molle, réductible qui n’était autre qu’un nœvus. Mac Gowan préconise de son côté la recherche des formations angiomateuses de la peau et du rectum, ainsi que les varices, qui permettraient de soupçonner l’angiome ou les varices rénales.

L’Intervention reste en définitive le meilleur élément du diagnostic, que ce soit une lombotomie exploratrice, une néphrotomie ou de préférence une pyélotomie qui saura mieux que tout autre procédé fixer le chirurgien sur la nature de la lésion. L'opérateur pourra de la sorte examiner tous les calices, vérifier la présence d’une muqueuse rouge à pointillé hémorragique recouvrant l’une ou l’autre papille, ou constater la présence d’excroissance angiomateuse ou de varices rénales.

L'urographie intra-veineuse permet d'apprécier le fonctionnement des deux reins, mais s'avère insuffsante pour poser un diagnostic précis.

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

L’angiome du rein est donc une affection de diagnostic difficile, demandant la mise en œuvre de tous les moyens d'investigation dont on dispose, diagnostic qui ne se fera le plus souvent que lorsque l’on aura éliminé toutes les autres affections dont l’hématurie est ou peut être le symptôme prédominant.

L'élimination de toutes les affections de l’urètre ou de la vessie, qui se révèlent par la présence de sang dans les urines, sera aisée par l'épreuve des trois verres d’une part, la cystoscopie d’autre part, cette dernière alliée à la séparation des urines montre l'origine rénale et unilatérale de l’hématurie. Il reste, et c’est là le point le plus délicat à différencier, l’angiome d’une des grandes affections rénales génératrices d’hématuries.

LITHIASE RÉNALE.

Les hématuries de l’angiome ressemblent à celles de la lithiase en ce qu’elles peuvent être parfois provoquées par l'effort et calmées par le repos ; mais dans la lithiase, la subordination de l'émission sanguine à tout mouvement brusque, le réveil des douleurs dans les mêmes circonstances, les caractères si particuliers et si aigus de la douleur en rapport avec la mobilisa-

aire

tion de calculs, différencient nettement les deux affections. La présence de sable dans les urines, les signes d’obstruction et d’hydronéphose qui peuvent survenir ne se voient jamais dans l’angiome rénal. Enfin, la radiographie révèle presque toujours la présence de

calculs.

L’'HYDRONÉPHROSE.

Elle se manifeste très souvent par des hématuries, mais la surinfection est fréquente. La palpation révèle une tumeur rénale disparaissant parfois et s’accompagnant alors de débâcle urinaire en rapport avec la déplétion des voies urinaires supérieures. La radiosraphie simple et l’urographie suffisent à montrer la dilatation et à en révéler très souvent la cause. De plus, dans l’hydronéphose, sauf si elle est d’origine cancéreuse, la pyélographie ne montre aucune lésion du rein ou des calices qui sont simplement dilatés.

PAPILLOME DU BASSINET.

Ïl sera très difficile de différencier le papillome de l’angiome. Les symptômes sont à peu près les mêmes, le papillome a une tendance plus grande à l'extension, Ja radiographie simple et la pyélograghie ascendante, l’urographie intra-veineuse ne peuvent trancher le diagnostic. Seule la pyélotomie exploratrice montrera les différences macroscopiques des deux lésions.

L'’angiome, avec son aspect muriforme, sa couleur rouge vineux, est facile à distinguer de la tumeur villeuse, touffue, souvent multiple, caractéristique des papillomes.

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