‹ L'Angiome du ReinChapitre 25 sur 30 · AU". NS · texte numérisé non relu

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ment médical. Pas de douleurs ; hémorroïdes. Début de l'affection, deux ans auparavant. Le repos et le traitement médical éclaircissent les urines pour quatre mois. Puis de nouveau hématuries de quelques jours, guéries par le même traitement. Depuis trois mois, hématurie quasi continuelle avec brèves rémissions. Caillots, légères douleurs. G. KR. : 2.790.000.

Pyélographie : rien d’anormal.

La transfusion élève le nombre des globules à 3.300.000.

Néphrectomie droite ; la malade gagne 10 kilos.

Anatomie pathologique : caillots adhérents à la papille supérieure.

Aspect typique d'angiome à l'examen histologique.

OBSERVATION DE COOKSON. Petit angiome du rein. (1936) OBSERVATION DE WEIGTLAND (1936)

Hématurie prolongée, due à un petit angiome caverneux du rein.

Néphrectomie après une pyélographie trompeuse qui avait fait croire au cancer.

OBSERVATION DE MM. GAYET, GABRIELLE et MARTIN

Le médecin capitaine M..., entre à l'Hôpital Desgenettes pour « hématuries abondantes, survenant par crises, sans autre symptôme local ou général ».

Le malade, âgé de trente-trois ans, paraît de constitution très robuste. Il déclare n'avoir jamais fait d'autre maladie et jouir d’une excellente santé dans les intervalles séparant ces crises hématuriques.

La première hématurie est survenue le 26 mars 1923. Le

malade avait vingt-trois ans. Le début a été marqué par une

Doi

crise de colique néphrétique, localisée à droite, frappant le malade en pleine santé et sans aucune raison apparente. Hospitalisé à Desgenettes dès le début des accidents, le malade a pu être surveillé et étudié très attentivement. L’hématurie était « totale » et assez abondante (perte de sang évaluée à 300-400 grammes par jour). Elle a duré six semaines. Tous les traitements antihémorragiques ont paru sans effet.

De temps en temps le malade éprouvait des crises de coliques néphrétiques, toujours localisées à droite. Ces hémorragies continues avaient fini par déterminer une anémie assez importante (2.100.000 globules) ; mais, quelques semaines seulement après leur arrêt, le malade avait repris son état normal.

Plusieurs examens cystoscopiques, pratiqués par le Docteur Courboulès, avaient montré que l'hémorragie provenait toujours du rein droit.

Tous les examens de laboratoire étaient restés négatifs.

Les reins n'avaient pu être vus en radiographie, chaque fois ils étaient restés masqués par les gaz en abondance dans le gros intestin.

La deuxième crise d’hématurie est survenue en mars 1928. Elle a été identique à la première et a eu une duré de six semaines.

Des examens cystoscopiques ont encore montré que le rein droit était seul à saigner. Tous les examens de laboratoire sont encore restés négatifs. Il faut noter cependant que l'analyse du dépôt urinaire pratiquée pendant la convalescence du malade et longtemps après que les urines sont redevenues claires et de coloration normale a décelé la présence de nombreuses hématies, mais n’a montré ni leucocytes, ni cylindres.

La troisième hématurie est apparue en décembre 1928. Elle a été beaucoup moins importante que les précédentes

et n'a duré que quinze jours.

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