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L'anglais à la portée des enfants

Le dépôt légal a été fait en octobre 4 861, et toutes les formât lités prescrites par les traités ont été remplies dans les divers États avec lesquels la France a conclu des conventions littéraires.

Les exemplaires non revêtus de la griffe ci-dessous seront réputés contrefaits^ et les contrefacteurs seront poursuivis.

« Mes chers enfants^ vous dites que tous désirez apprendre la langue anglaise ? Venez près de moi^ avec tous Yos petits amis, et je tous donnerai une leçon. »

Ces paroles étaient adressées par madame Duval à sa jeune famille et aux enfants de plusieurs amis, qu'elle avait invités.

Parmi ces enfants, se trouvait un petit Anglais nommé George.

— Mais, maman, dit Juliette, tu nous disais l'autre jour que tu ne sais pas l'anglais; comment donc feras-tu pour nous l'apprendre?

— Je l'apprendrai en vous l'enseignant, ma fille. C'est un essai que je veux faire; nous verrons s'il réussira.

— Et des livres? s'écrièrent plusieurs petits garçons: nous n'avons ni grammaires, ni dictionnaires.

— Vous n'en aurez pas besoin, répondit madame Duval. Nous allons seulement prier Jeannette de nous apporter un crayon blanc et le grand tableau noir dont nous nous servons pour nos leçons d'arithmétique.

— Tiens, nous allons apprendre l'anglais sans grammaire ! dit Léonie : ce sera amusant.

— Cela me paraît impossible, dit Alphonse gravement : il y a un de mes camarades qui apprend l'anglais depuis six mois ; il ne sait pas encore comment on dit

2 l'anglms a Là portée des enfants.

bonjour, et pourtant il a une très-bonne grammaire, qu'il apprend par cœur.

On apporte le tableau noir, on le place sur un chevalet, et madame Duval prie George d'écrire en anglais, bien lisiblement et en gros caractères, Finyitation qu'elle vient de faire à ses jeunes élèves, et qui commence ce chapitre.

George, monté sur un tabouret, écrit la traduction suivante de la phrase que madame Duval lui dicte en français :

My dear children, y ou say that y on w ish to learn tlie English language? Come near me, with ail your little friends, and I wîU gîve y ou a lesson.

Maintenant, dit l'institutrice, George aura la complaisance de nous lire cette phrase bien lentement; nous la répéterons tour à tour après lui, et il nous reprendra quand nous prononcerons mal.

Ici une difficulté se présente: quelques-uns des enfants répètent très-bien les sons qu'ils ont entendus; mais plusieurs autres, malgré leur bonne volonté et l'assistance du petit Anglais, ne peuvent prononcer deux mots de suite sans se tromper.

— C'est trop difficile, s'écrie Alphonse; jîomment peut-on s'y reconnaître? Je vois ivish, et George me dit ouiche; il a écrit friends, et il me fait dire fremidze. Je ne pourrai jamiais retenir cela !

— Pourquoi n'écrirait-on pas comme on prononce.

dit Anatole : tenez^ comme cela^ par exemple. Et^ prenant le crayon^ il écrivit ainsi les premiers mots de la phrase :

Mai dire ichildî^enn, ion se zatte..,

George se mit à rire aux éclats : — Tu appelles cela de l'anglais^ toi ? dit-il ; cela ressemble plutôt à de l'iroquois ; si tu écrivais à un Anglais une lettre avec cette orthographe-là ^ il n'en comprendrait pas un seul mot !

— Pourtant^ dit Anatole, avec un peu d'humeur, il me semble qu'il est tout naturel d'écrire comme on prononce. Quand les Anglais apprennent le français, ils doivent bien voir qu'ils n'ont qu'à prononcer les mots comme ils sont écrits.

— • En es-tu bien sûr ? dit madame Duval, en souriant. Pour moi, j'en doute fort. Voyons, George, imaginezvous, pour un instant, que vous ne savez pas un mot de français, et qu'on vous donne à lire cette ligne : Mes chers enfants, vous dites que vous désirez^ la prononceriez-vous comme nous?

George. Oh, non, madame.

Madame Duval. Comment donc la prononceriez-vous ?

George. A peu près comme ceci, madame: 3Iesse tcheurze ennfannlseyVâousse dà'itsse kiou vâousse dizâïréze,

Anatole. Qu'est-ce que ça veut dire?

Madame Duval. Ça veut dire que les lettres n'ont pas toujours la même signification pour les Anglais que pour nous. Maintenant, George, supposons que vous ayez à figurer à un de vos compatriotes la manière dont nous prononçons ces mêmes mots, comment les écririezvous ?

George reprit le crayon et se mit à écrire :

Mesh airs ongfong, voo ditkuv oo daisy rays,,..

Ici, il fut interrompu par un immense éclat de rire de

tous les assistants^ et ne put s'empêcher de prendre part à l'hilarité générale.

— Eh bien^ dit madame Duval^ quand le calme fut un peu rétabli^ pouiTait-on se douter que c'est là du français ?

— Oh^ non^ non^ non^ s'écrièrent tous les enfants. Oh ! c'est trop drôle ! Mesh airs ongfong /... Et les éclats de rire dcYinrent plus bruyants que jamais.

— Tu Yois^ Anatole^ reprit madame Duval^ que ce serait rendre un mauyais service à un Anglais que de lui apprendre à écrire le français de cette manière. Par la même raison^ nous ferions une triste besogne^ si nous nous accoutumions à écrire mâï dire Ichildrenn, etc.

— D'autant pius^ ajouta George^ qu'on n'arriverait même pas comme cela à faire prononcer comme il faut: ainsi^ dear ne se prononce pas exactement dire, et that ne se prononce pas zatle. Nous avons une manière de prononcer r et th, qui ne peut pas s'écrire par des lettres françaises. Et vous^ vous avez une manière de prononcer en et an, dans enfants, que j'ai essayé d'indiquer par ong, mais ce n'est pas juste la même chose. George prononçait très-bien le français ; mais ici^ pour mieux faire comprendre son idée^ il se mit à prononcer mesh airs ongfong , comme le ferait tout Anglais qui ne saurait pas le français, au grand amusement de ses jeunes camarades.

— Écoutez, mes enfants, dit madame Duval, nous allons chercher un moyen d'indiquer la prononciation sans défigurer les mots. Nous mettrons un numéro sur chaque lettre qui ne se prononcera pas comme en français.

— Commençons par les voyelles. Dites-moi, George, les sons a, é, i, o, u existent-iis en anglais ?

— Les quatre premiers existent, madame ; mais u n'est pas un son anglais : j'ai même eu pendant longtemps beaucoup de peine à le prononcer.

— Ehbien^ nous allons toujours numéroter les quatre premiers : a sera numéro 1, é numéro 2^ / numéro 3, et 0 numéro 4. Cela sera bien facile à retenir^ puisque nous ayons tous vu les voyelles dans cet ordre en apprenant à lire.

— A présent, nous donnerons le numéro 5 au son ou, que j'ai remarqué dans le mot io, et ]e numéro 6 au sou euy qui est dans le mot corne,

— Pour les Toyelles^ je pense que ces six numéros nous suffiront.

Quant aux consonnes, j'ai remarqué que les lettres sh se prononcent ch dans wish et dans English ; que les lettres ch se prononcent ich dans children, et que le g se prononce que dans give. Nous indiquerons donc le son ch par un 7, le son tch par un 8, et le son gue par un 9. Voilà des signes qui ne vous coûteront pas d'efforts de mémoire: ce sont les chiffres arabes, que vous connaissez tous.

— Et le zéro, est-ce qu'il ne servira à rien? demanda la petite Léonie.

— Si, vraiment ; nous le mettrons sur les lettres qui ne doivent pas se prononcer du tout, répondit la maman; comme Vo du mot lesson,

— Voyons maintenant si vous avez retenu ce que nous venons de décider, reprit madame Duval. Et, ayant écrit les neuf chiffres en tête du tableau, elle invita l'un des enfants à écrire au-dessous de chaque chiffre le son qu'il devait rappeler.

Puis, George recommençant à prononcer très-lentement et ti'ès-distinctement, on mit des numéros sur les lettres qui ne se prononçaient pas comme en français, et le tableau présenta l'aspect que voici :

a, é. i, 0, ou, eu. ch. tch, gu«

My dear chîldren, you say

that you vvîsh to learn the Eiïglish language? Come near me, \TÎtîi ail your lîlllc friendsc,

and 1 will gîve you a Icsson.

Après cette préparation, la lecture fut plus facile ; mais elle n'étaU pas tout à fait satisfaisante. — Je vois qu'il nous reste encore quelque chose à faire, dit madame Duval. Le son que nous indiquons par un 2 dans say et dans friends n'est pas absolument semblable dans ces deux mots. Dans le premier il est long, et dans Tautre il est bref. Et puis le 4- que nous avons mis sur ïa du mot ail le fait prononcer à plusieurs d'entre vous comme Vo àe pôle; tandis qu'il est ouvert, comme Vo de nord. Indiquons une voyelle longue par une petite barre placée au-dessus, une voyelle brève par ce petit signe w , et une voyelle ouverte par celui-ci ^.

— J'ai remarqué encore que plusieurs de mes petits élèves ont prononcé le premier mot mai, en faisant une pause entre â et ï, au lieu que George réunit ces deux voyelles aussi vite qu'il réunit ou et i dans loill, ou que nous les réunissons dans le mot français oui. On appelle diplithongue celte liaison de deux voyelles. Nous conviendrons de l'indiquer par le signe que voici : — placé au-dessus des deux voyelles.

— Et puis enfin, nous mettrons un point sur les con-

sonnes qui ont un son particulier, comme Yr de dear et le ih de ivith.

Appliquons ces derniers signes, et je crois qu'avec cela nous pourrons marcher.

Voici le tableau définitivement préparé :

a, é, i, o, ou, eu, ch, tch, gue, lettre mu«ite.

- voyelle longue.

^ voyelle brève, r> voyelle ouverte, -^""^ diphthongue.

• consomie à étudier.

My dear children, you say

Ihat you >vish to learn the

â-7 Kj . 5380 6 0 3.

Lnglîsh laiiguage? Come near

me^ witli ail your little friends^

and 1 will give you a lesson*

Cette fois la lecture fut beaucoup plus facile et plus régulière ; et George, qui, aux premiers essais de ses petits camarades^ n'avait pu retenir un sourire malin, parut tout étonné de la rapidité de leurs progrès.

L'auditoire était si attentif et si intelligent que le jeune moniteur n'eut à reprendre les lecteurs que

sur trois sons^ qui étaient nouveaux pour eux : IV dans dear, learn, near et your ; le ih dans ihat, the, et with, etrn dans English et dans langnage. Ces sons^ en effets sont particuliers à la langue anglaise, et il faut les avoir entendus pour les bien prononcer.

Madame Duval fit observer que, dans les quatre premiers mots, IV ne roule pas comme en français, mais ressemble au son eur en affaiblissant IV et en la prononçant un peu du gosier; de sorte qu'on pourrait, non pas représenter, mais donner une idée de la prononciation de ces mots en les écrivant dl-eur, leu-eurn. ni- eur, et iou-eur, sans appuyer sur la terminaison ; que, dans les trois suivants, le th est un z prononcé en mettant légèrement le bout de la langue contre le bord des dents d'en haut; de sorte que, si l'on essaye de dire zall, zi, et ouiz, avec la langue dans cette position, on arrive à prononcer that, the et with sans effort ; et qu'enfin, dans les deux derniers mots, au lieu de joindre Vn à la voyelle précédente, et de prononcer en-g//c/i^, lan-goiiidje, on la joint au g et Ton prononce à peu près i-ng-lkhey la-ngouidge.

Ces difficultés une fois surmontées (et elles sont à peu près les seules réelles dans la prononciation anglaise), les élèves battirent des mains, et Tun d'eux s'écria avec enthousiasme:— Si les autres leçons sont notées comme celle-ci, je parie les bien prononcer, même en l'absence de George, qui va retourner à son collège 1

— Maintenant, mes enfants, dit madame Duval, nous lisons ces mots couramment; nous allons les écrire, pour en retenir l'orthographe, et nous les traduirons. Voilà du papier; divisez une page en deux colonnes: dans la première colonne vous mettrez les mots anglais, et dans la seconde vous mettrez ce qu'ils signifient en français.

D'après les avis de madame Duval, les enfants disposèrentleurcopieelleurtraductiondela manière suivante:

My dear children^ .

you say . . . .

that you wish .

to learn ....

the English language? .

Corne near me ^ . . .

with ail your little friends.

and I will give you. .

a lesson

Mes chers enfants^

vous dites

que TOUS désirez

apprendre j

la angkise langue?

Venez près moi^

avec tousjros petits amis,

et je donnerai vous

une leçon.

—Nous allons maintenant cacher la colonne française, dit madame Duval, et, à mesure que nous lirons les mots anglais, nous les traduirons à haute voix, comme nous venons de le faire par écrit. Et puis, quand nous n'hésiterons plus^ nous ferons le contraire : nous cacherons la colonne anglaise, et, en lisant les mots français, nous les traduirons en anglais. Je vais vous donner Texemple, et chacun de vous répétera à son tour, en lisant bien haut et bien distinctement.

— Mais, dit la petite Marguerite, quand cet exercice fut terminé, pourquoi donc George a-t-il mis the English language, la anglaise langue ? Moi, j'aurais dit The language English.

— Moi aussi, ajouta Charles, et j'aurais dit Je vous donnerai^ au lieu de Je donnerai vous.

— Cela nous fait voir, dit madame Duvnl, que les mots ne se mettent pas toujours dans le même ordre en anglais qu'en français. Voyons, tâchons de nous rendre coujpte de cela. Qui est-ce qui peut me dire ce que c'est que English?

— C'est un adjectif, dit Jules, c'est-à-dire un mot qui qualifie language.

— Eh bien, reprit madame Duval, apparemment qu'en anglais l'adjectif se met avant le mot quaUfié.

— Et willy à quoi sert ce mot-là, dit Lucile, je ne le comprends pas ; j'aurais dit lout simplement 1 give you.

— Will, c'est le signe du futur, dit George: / give,

signifie Je donne; / will give, Je donnerai En ce

moment, plusieurs des enfants commencèrent à n'être plus aussi attentifs, et madame Duval entendit Alfred dire à demi-voix à l'un de ses camarades: — Tout à l'heure c'était bien plus amusant ; mais à présent c'est comme dans les grammaires; le verbe, l'adjectif, le futur ! Je voudrais bien m'en aller.

— Ecoulez, mes enfants, dit Finslitutrice, s'empressantde dissiper ces fâcheux symptômes, nous nous occuperons de grammaire plus lard. Pour le moment, l3ornons-nous à remarquer les tournures de [)hrase qui ne sont pas les mên)es qu'en français, et à essayer de les imiler. Voyons, Juliette : puisqu'on dit La anglaise langue pour La laifgue anglaise^ comment dirais-lu, par imitation, Un tableau noir?

— Un noir lableau, dit Juliette sans hésiter. —Et Un tableau carré ?

— Un carré tableau, — Et Un arbre vert ?

— Un vert arbre.

—Très-bien. Et vous, Alphonse : puisqu'on dit Je donnerai vous pour Je vous donnerai^ comment diriezvous, par imitation, Je vous verrai?

Alphonse : Je verrai vans.

— Et Je le verrai?

— Je verrai lui.

—Et Nous les entendons?

— Nous entendons eux.

— Eh bien, vous voyez, mes amis, que nous pouvons très-bien imiter les tournures de phrases anglaises sans parler grammaire, du moins quant à présent. Reprenons nos exercices. Vous comprenez bien tous les mots qui sont sur ce tableau, et que vous avez transcrits sur le papier, n'est-ce pas? Jlais ce n'est pas assez; il faut encore les comprendre sans les voir, rien qu'en les en^

tendant prononcer. Je vais donc retourner le tableau^ et vous allez mettre vos feuilles de papier dans vos poches. Et maintenant chacun de vous va traduire à son tour les mots que je prononcerai. Commençons. — My dear children...

Léonie. Mes chers enfants...

Madame Duval. You say...

Anatole. Vous dites...

Madame Duval. That you wish,..

Marguerite. Que vous desirez...

Madame Duval. To learn...

Charles. Apprendre...

Madame Duval. TheEnglish language...

Marie. La anglaise langue...

Madame Duval. Come near me...

Albert. Venez près moi...

Madame Duval. With ail your little friends... Lucile. Avec tous vos petits amis...

Madame Duval. And I will give you...

Alfred. Et je donnerai vous...

Madame Duval. A lesson...

Juliette. Une leçon.

Quand cet exercice eut été répété trois ou quatre fois^ les mots étaient aussi bien reconnus par l'oreille qu'ils l'avaient été d'abord par les yeux.

On fit ensuite le contraire. Ce fut madame Duval qui prononça en français, et les enfants traduisirent en anglais. Cela demanda un peu d'efforts de mémoire ; mais on y avait été si bien pré[)aré par les exercices précédents, que tout le monde s'en tira très-bien.

—Pour nous préparer à la conversation, dit alors madame Duval, car j'espère que nous causerons bientôt

en anglais^ je vais vous faire quelques questions, auxquelles vous me répondrez en vous servant des mots que vous venez d'apprendre.

Madame Duval. Comment est-ce que je vous appelle ? Alphonse. My dear children.

Madame Duval. Quelle langue désirez-vous apprendre? Léonie. The English language.

Madame Duval. Qu'est-ce que vous désirez ? Anatole. To learn Ihe English language.

Madame Duval. Comment vous dis-je d'approcher? Marguerite. — Come near me.

Madame Duval. Comment sont vos amis?

Charles. Little.

Madame Duval. Avec qui vous dis-je d'approcher ? Marie. Wilh ail your liltle friends.

Madame Duval. Qu'est-ce que je veux vous donner ? Albert. A lesson.

Tout fiers d'avoir parlé anglais dès la première leçon, les enfants accueillirent avec confiance et plaisir la proposition que leur fit madame Duval de composer en an= glais, c'est-à-dire de former de nouvelles phrases avec les mots qu'ils savaient.

Voici quelques-unes des phrases qui furent composées:

Madame Duval. Venez avec moi.

LuGiLE. Come with me.

Madame Dival. Venez avec vos amis.

Alfred. Come wiili your friends.

Madame Duval. Venez avec vos enfants.

Marguerite. Come with your children.

■ Madame Di^val. Doiuiez-iiioi iMW leçon, Jui.iETTK. GiNÇ }ï)v a le^sori.

PREMIÈRE LEÇON. iZ

Madame Duval. Donnez-moi une petite leçon. Alphonse. Give me a little tesson.

Madame Duval, Apprenez \otre leçon.

Léonie. Learn your lesson.

Madame Dlval. Venez^ mes cliers amis.

Anatole. Come^ my dear friends.

Madame Duval. Je désire apprendre.

Marguerite. I wish to learn.

Madame Duval. Vous désirez venir.

Charles. You wisli to corne.

Madame Duval. Je vous donne une leçon.

Marie. I give you a tesson.

Madame Duval. Vous me donnez une leçon. Albert. You give me a tesson.

Madame Duval. Vos petits amis apprennent la langue anglaise.

LuciLE. Your little friends learn the English language.

Madame Duval. Vos cliers enfants apprennent la langue anglaise.

Alfred. Your dear children learn the English language.

— Déjà! s'écrièrent tous les élèves^ quand madame Duval leur annonça que la leçon était finie. Et ce mot fut pour elle une bien douce récompense.

Uessai de madame Duval a réussi an delà de son espérance. Les enfants, ravis de voir que l'étude d'une langue peut être rendue amusante, la pressent de leur donner des leçons régulières et suivies. Après de mûres réflexions, la bonne mère se rend au désir de ses petits amis. Elle s'est assuré le concours du grand-papa de Geoi*ge. Ce vieil ami a rédigé, tout exprès pour elle, une historiette, dont le fond n'est pas neuf, mais dont la forme est de nature à faire apprendre sans ennui beaucoup de mots utiles.

Madame Duval sait qu'avec ce concours la lâche ne sera pas au-dessus de ses forces, et qu'il lui suffira d'avoir quelques leçons d'avance sur son jeune auditoire.

Il va sans dire que le grand-[)apa de George s'est chargé de noter la prononciation. Le tableau des signes a été étudié et dressé avec le plus grand soin, et augmenté de quelques explications. Des copies "" en ont été faites et remises entre les mains de chacun des élèves.

Toute la petite classe est réunie en demi-cercle devant le tableau noir, sur lequel sont tracées les lignes suivantes :

* Nous tenons à la disposition des parents ce tableau imprimé el collé sur carton, au prix de 20 centimes.

{Noie de Véditeur, )

DEUXIÈME LEÇON. i^

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