‹ L'anglais à la portée des enfantsChapitre 2 sur 46 · VJ 6 ^ A · texte numérisé non relu

VJ 6 ^ A

Second lessôn.

Peter and Fanny, a true story.

Pete^ was writing at hisj

desk, and his siste^ Fanny was darning a pair of slockings. —

Biit^ who wcrc Peter and Fanny?

— Be patient, I am going to tell you.

Madame Duval a lu ces lignes bien lentement et bien distinctement. Pm's, tous les jeunes élèves ont répété cette lecture Tun après l'autre; et^ grâce à ce qui a été dit dans la première leçon^ tous ont retrouvé la prononciation paifailement.

Toutefois^ madame Duval remarque que la plupart d'entre eux a[>puient avec la même force sur toutes les syllabes des mots, ou que, s'ils en prononcent une avec un peu plus de force, c'est la dernière; conséquence toute naturelle de l'usage de la prononciation française, mais qui produit un effet très-désagréable sur une oreille

anglaise, comme le lui a fait remarquer le grand-papa de George.

Malgré son désir d'être sobre de théorie, elle sent la nécessité de dire quelques mois sur Taccent.

L'accent est une sorte d'éclat de la voix; c'est la force et la clarté avec lesquelles on appuie sur une des parties d'un mot de plusieurs syllabes; et autant on met de force sur la partie du mot qui est, comme on dit, sous l'accent^ autant la voix doit s'affaiblir sur les autres parties.

Ainsi, par exemple, dans second, il faut prononcer sec bien fort et bien distinctement, tandis que la syllabe ond doit être un peu sourde.

Dans les livres ordinaires, cet accent n'est pas indiqué ; l'habitude seule fait qu'on le place convenablement ; mais dans nos leçons on reconnaît toujours où il doit être placé, à l'un de ces trois signes - ^ '^. Ainsi, dans Peter^ Fanny, stonj, sister, il est sur la première syllabe.

On peut dire, d'une manière générale, que l'accent est rarement à la fin des mots ; c'est ce qui explique pourquoi les terminaisons anglaises sont presque toujours sourdes.

Après cette explication, madame Duval se préparait à donner la traduction du texte, quand elle fut arrêtée par un de ses auditeurs.

Il est certains esprits, doués de ce que les disciples de Gall appellent la bosse de la causalité, qui ne peuvent se contenter de dire et de faire comme tout le monde ; qui ne peuvetit apprendre uniquement par pratique et par simple imitation, et qui ont besoin de savoir le pourquoi et le comment des choses.

Un petit garçon de ce caractère se trouve au nombre des élèves de madame Duval, et ses questions excitent quelquefois de petites moues et de légers murmures parmi ses camarades, impatients de gagner du terrain

et de faire connaissance avec les personnages de l'histoire qu'on leur a promise.

Comme ses questions, pour la plupart^ ne sont pas sans justesse et sans utilité^ nous en reproduirons quelques-unes de temps en temps^ avec les réponses de madame Duval.

Mais nous les mettrons entre deux filets^ pour avertir le lecteur qu'il est libre de passer outre^ si ces interruptions rennuienf.

Et. pour ne pas blesser la modestie^ ou la susceptibilité de notre jeune ami^ nous ne le désignerons pas par son nom, mais par celui du petit questionneur.

Le petit questionneur. Madame, pourquoi donc nous faites-vous prononcer annd, puisqu'il n'y a pas de signes sur le mot and? Moi, je l'aurais prononcé and^ comme en français dans grand.

Madame Dlval. Nous avons en français quatre sons, qu'on appelle voyelles nasales : an, in, on^ et wn, comme dans grand, fin, bon, et brun. Ces voyelles sont inconnues dans la prononciation anglaise. Ainsi, quand vous verrez une n à la suite d'une voyelle, il faudra prononcer comme dans les mots français où Vu est double, tels que canne, renne^ bonne, à moins qu'il n'y ait un point sur r^i, comme vous le voyez dans les mots ivriting, daming, stockings et going. Quant au d qui finit le mot and, il faut le prononcer, puisque je n'ai pas mis de zéro audessus. Vous savez que nous sommes convenus de mettre un zéro sur les lettres qui ne doivent pas se faire entendre.

Après cette explication, madame Duval fait transcrire les mots du texte sur une colonne, et leur traduction mot

à mot sur la colonne en regard, ainsi qu'il a été dit dans la première leçon. Puis elle fait répéter et Iradiiire, d'abord de l'anglais en français ; ensuite du français en anglais, huit ou à\\ fois avec le texte sous les yeux, et autant de fois à la simple audition.

Pour éviter les redites et les longueurs, nous nous bornerons à Tavenir à tracer cet exercice sous le titre de

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