‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 22 sur 118 · Loc. cil., col · texte numérisé non relu

Loc. cil., col

•2. Il n'est pas question parmi ces reproches d'un abus signalé dans l'église celtique d'Armorique, qui consistait à conlier :> des femmes une sorte de ministère diaconat, et en particulier la distribution do l'Eucharistie sous l'espèce du vin. Cf. la lettre des évêques de Rennes, de Tours et d'Angers publiée par M»' Diciiesne, dans La Revue de BrcLtujne etde Fendce, janvier I8;i."i, et l'article de .1. Loin, Un ancien usaçje de l'Église celtiqxœ, Uevue celtique, t. XV

nm).

Quoi que I on pense de ce réquisitoire brutal, il n'est que trop vrai que le christianisme, par le fait des invasions saxonnes, se trouvait refoulé dans un coin de File, et les Celtes, séparés du reste de l'Église, étaient destinés à périr, ou à laisser leur christianisme s'abâtardir, comme un membre où le sang ne circule plus, s étiole et meurt. D'autre part l'hostilité et les haines accumulées qui élevaient un mur entre les Celtes chrétiens et les Saxons païens, ne permettaient pas d espérer, au moins avant de longs siècles, que les victimes devinssent les missionnaires de leurs bourreaux

Il semblait donc que c'en était fait du christianisme en Angleterre. Mais pour elle le salut allait venir d'une autre région de l'occident.

1. Quin interalia inenarrabiliuni scelerum facta... et hocaddebat ut nunquam genti saxonum sive anglorum secuin Britannici insolenti verbum lidei praedicaado commitlerent. Bede, H. 1. 1, c. i-2.

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