‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 21 sur 118 · MIGXE, t. LXIX,COl · texte numérisé non relu

MIGXE, t. LXIX,COl

•2. MIGNE, loc.cil., col. 3S2.

leur donnant les pires exemples; ils méprisent les exemples du Christ, mais se laissent entraîner par leurs passions Ce début nous dispense de pousser plus loin l'analyse de ces accusations qui par leur violence même s'émoussent. Ce n'est plus un témoin que l'on peut écouter, moins encore un historien dont le verdict pour nous doit faire loi.

Aussi bien eût-il été difficile au clergé breton de répondre à des interrogations comme celles-ci : « Quel est celui d'entre vous dont la tête a été trancliée comme celle de Jacques frère de Jean? Quel est celui qui a été lapidé comme Etienne le protomartyr? Quel est celui qui comme Ignace d'Antioche, le saint martyr, a été broyé par la dent des lions? ou comme Polycarpe, le saint pasteur de Smyrne, a été brûlé pour le Christ^ ? »

On a là un échantillon de ce genre d'éloquence, s il faut appeler éloquence ce sentiment violent et passionné qui accumule contre l'adversaire toutes les accusations, puise à toutes les sources pour y trouver une condamnation de l'adversaire, ne satisfait sa colère qu'en épuisant toutes les figures, et par son excès même détruit les charges qu'elle a formulées.

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