‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 52 sur 118 · I- ANGLETEllRE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

I- ANGLETEllRE CHRÉTIENNE

un art, une littérature, une science chrétienne. C'est le cas des Anglo-Saxons.

lahrb. der kOni/j- Ah-ad. z. Erfurl, iSOi. — S. Boxiface. S- Bonifatii et Lulli, Oà.. Dlmmleii, dans Pertz : Monumenla Germaniae Histor., Epistolae, Berlin, l8'J2,t. ni. 215-433. (La meilleure.) — Monumenla MoQUiilina, dans Jaffé. Bibliolhcca Rer. Germ., vol. ni, Berlin, 18G6 Sanrti Bonifatii opéra omnia. éd. J. A. Giles, Patres crcl. Ant/licanne, 2 vol., Lond., 1844. La bibliographie dans Pottiiast. Bibliolheca,U, 1217-1220. Cf. aussi Gross, Le, n°^ l(!39-lG'i8. — Nen- Niis, Historia Britonum. Cf. Gross, n" 1375. Litt. du sujet. La meilleure éd. : Th. MoMMSEN, Monum. Germ. Hisl., Auct. anliq., t. XIII, p. 111-1983, Berlin. 1899. — Citons seulement : H. Zimmer. Nennhts vindicatus, Berlin, 1893; A. de La Bouderie, É/îic/es historiq. bretonnes : L'Historia Britonum attribuée à Nennius, Paris, 1883; Di- CHESNE, Nennius retractatus, R. Celtiq., XV, 174-197. Paris, 1894. Duchesne pense que plusieurs thèses de Zimmer dans son Xennius vindicatus laissent prise à l'objection; il put)lie en son entier un manuscrit, De origine et rjenealocjia britonum, etc., signalé par tiomisEy, Neues Arehiv, t. XIX, p. 285 sq. Selon lui l'Historia Britonum primitive peut être bien plus ancienne que le ix*" siècle; sa date Hotte entre la fin du vi« et la fin du viii* siècle. Le nom de Nennius n'a du reste rien à voir avec elle. — Bède. Liste des éditions, traductions, travaux, dans Gaoss, 12j3. — Ad. Ebert, Gesch. der Literalur des Mittelaltcr, t. I, p. G34-6."i0, Leipz., 1889; trad. en anglais dans Mayer et Li mly, Historia eccles., de Bède ; Karl Werner, Beda ii. seine Zeit, Vienne, 1875; 2"= éd., 1881. — Bicde, Opéra, éd. J. A. Giles, Patres ecclcsiae Amjlicanae, Oxford, G vol., 1842-1844. — C. Pi.iMMER, Venerabilis Bedse Opéra liistorica, 2 vol., Oxford, 1896; excellente édition avec notes et excursus sur Bode; art. Bi^de par dom QiENTiN dans notre Dirt. d'arcli. et de liturgie, t. II, col. G32- Ci8. — .^Lcri.v. OEuvres liistoriques, dernière éd., Pertz, Monumcnta Germ. Hisl., Poelae Latin i, Berlin, 1881, 1, 169-206. Momimenta Aleuiniana, éd. W. Wattendach et DCmsiler, dans JafTé, Biblioth. rer. German., t. VI. Berlin, 1873.— Ai.ciin. Cf. n. lG2i-l630de Gross. Le plus complet : Karl AVerner, Alcuinu. sein lalir., Paderborn. 1876; n'" éd., Vienne, 1881. — .\. F. West, ^l^cum and tlie rise of tlie Christian schools, New- York, 18!>2. Cf. aussi notre art. Ai.cuin, dans Dict. d'arehcol. et de Liturgie. — CL Ji. G \SKOiy, Alcuin, his life and his loork, in-I8, London, lOOi. — Irisli Teachcrs in the Carolingian revival of Ictlers, by Rev. AVilliani Turner, dans Catholic Univ. Bulletin, vol. VIII, n. 4 à part, Baltimore, 1907, 8° — Edwonds, The Irish élément in Médiéval Culture, New-York, 1891 (trad. de l'étude de Zimmer, dans Prcassischu lahrb., janv. 1887). — J. Par-

Nous connaissons ces peuplades germaines avant leur conversion au christianisme. Elles étaient barbares; toutes les qualités que l'on reconnaîtra en elles, n'empêcheront pas ce fait d'éclater, à savoir

siENTiEii, Les écoles en Anylclerre et en Irlande avant la conquête des Normands, Bull, de la fac.des lettres de Poitiers, 1891, t. IX, p. I.ja-I68, réimprimé dans la Partie de son Histoire dcVéducalion en Anolelerrc, Paris, 18;)(> (Irop sommaire). Grcek and Ilcbrcw tearninrj in Irish Monasteries, c'est le titre de la XI« Ictt.d.ms G. T. Stores, Ircland and the Ccltic Cliurcli, 1888, London.

Sur les mss celtes et auglo-saxons : — Dr. Sciieheu, Die codices Bonifatiani. — W.viTENr.Acii, Das Schriflwesen in Mittelaltcr. — Facsimilés of ancien t charters in Ihc Britisit Muséum {Anglo-Saxon period), éd. E. A. Bond, London, 1873-1878. — Facsimiles of Anijlo- Saxon Mamiscripts, ed. W. B. Sandebs, Southampton, 1878-1881. — Skeat W. W., Tuclve facsimiles of old Encjlish manuscripts, 0\f.,189-;!. — J. 0. Westwood, Facsimiles of the miniatures and ornamcnls of Anylo-Saxon andirish Manuscripts, London, 18G8. — J. AxDFiisdN Scotland in early Christian limes, Edinburgli, 1891, 1. 1, cli. iv (sur les manuscrits;. — MEuriYWE.uiiEii, Bibliomania in the Middle Ages , with anecdotes illustraling the hislory of the monastic librarics of Créât Britain, I.ond., 1849. — F. A. GASyn-.T, The old EncfUsh Bible and others essays, I.ond., 1887 (uncliap. sur les bibliotli. et le scriptorium). Architecture : — \V. Wilkixs, Hislory of archileclure o/ Anfjlo-Saxons and Normand, dans Archaeol., 1798, XII, 132. — C. II. Peeiîs, On Saxon Churches of the Saint-Pancras type, dans The archaeol. Journal, IWyi, t. LXIII, p. 43i. — ScottG. g. (senior), Lc'c/ioTSo/i the risc and developmcnt of médiéval archil., i. vol., London, 1878- 1879. — Scott G. G. (junior), Essay on the history of Enylish chuvh architecture, London, 1887.— Cf. Ch. Giioss, n» 42-2 sq. — Andeuson, I, Scotland in early Christian limes, 2 vol., Edinb., 1881 (sur l'archit.. les manuscrits, les cloches, les métaux, la sculpture, etc.). — G.Bai.dwin Br.owN, The arts in early England. Ecclesiaslical architecture in Enfjland from Ihc conversion of Ihc Saxons to the Norman conrjuest, London, 1903. (Sur l'architecture celtique et anglo-saxonne, les types d'église encore existantes, un essai de clironologie de cesmonuments.avecdesplans cl des gravures).— Le même: The arts in early Enrjland. The Li fe of Saxon-England in ils relation to the arts, London, 1903. (Sur l'église et le monastère anglo-saxon, la culture des arts, la vie populaire, etc. Moins neuf que le précédent.) — Eneai.t, L'archit. chrél. en Occident, dans A. Michel, Jlist. de Vart, Paris, l'Mo, 119 sq.

que leur culture était inférieure, et que livrées à elles-mêmes, elles auraient longtemps encore sans doute vécu d'une vie purement matérielle, grossière, animale, ce que l'on appelle enfin la vie barbare, dans laquelle l'art, la littérature, la poésie, la science, la culture sous toutes ses formes, ou ne sont pas représentées, ou sont encore arrêtées à un stage très inférieur, en même temps que les conditions de l'individu et de la société dont il fait partie, sont celles de l'état sauvage.

Du jour où les races germaines furent converties, un principe de régénération fut jeté dans la pâte barbare. Nous n'avons à parler ici que des Anglo- Saxons. Les moines romains qui débarquèrent avec saint Augustin dans la petite île de Tbanet, apportaient avec l'évangile dans les plis de leurs robes brunes, une civilisation, une littérature, des arts inconnus aux barbares, les éléments de la littérature latine et de la littérature chrétienne, ils seraient le lien entre l'ancien monde et le monde nouveau, ils apprendraient à ces barbares ce qu'eux-mêmes connaissaient de l'antiquité, de la littérature grecque et latine, de son architecture, de ses arts, ils lui apportaient l'esprit d'autorité, de discipline, les traditions sociales sur lesquelles reposait ce qui restait de la société antique, et celles de l'Eglise romaine, héritière du génie politique de l'ancienne Rome.

Les missionnaires celtes, quand ils consentirent à se mettre à l'cèuvre, apportèrent eux aussi leur appoint et communiquèrent aux races anglo-saxon-

nés ce goût pour la science, la connaissance de l'Ecriture, le zèle pour la copie des manuscrits qui est une de leurs gloires et que d'autres missionnaires chrétiens leur avaient déjà appris. Les écoles des Scots étaient célèbres. On y cultivait les lettres latines et grecques, même l'hébreu, et il y a une page à écrire sur l influence de ces écoles monastiques qui envoyèrent des maîtres sur le continent

L'histoire de la littérature religieuse en Angleterre, comme celle de toutes les autres contrées européennes jusqu'au xn" siècle, est presque uniquement latine : Aldhelm, Bède, Egbert, Alcuin semblent dédaigner leur langue maternelle, pour parler le latin qui était la langue universelle, seule comprise des lettrés de ce temps, et en particulier de tous ceux qui s'intéressaient à la théologie, ou en général aux études ecclésiastiques ^.

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