B.U.DWIN Iii;<iWN, loc. cil., p
listes, on pourrait l'appeler le roman saxon L'influence romaine s'y fait certainement sentir, mais certains procédés nous font penser à une origine nationale -.
En tout cas, il est peu de pays où l'architecture religieuse, dans cette période qui précède leix*' siècle , ait atteint de si heureux développements. Avant les invasions danoises, de l'an 600 à l'an 800 environ, l'art de la construction tâtonne encore, il
1. MicKLETiiw viTr, Somctlihif/ abouC saxon ehurcli building, dans Archaeological Journal, 1896, t. I.III, dont la dissertation a fait époque; Scott. Lectures on medixval nrchitectv.rc, London. 1889; FiiEEMAN. lî(s/. of Archit.. London. 184!).
•i. Mickletinvaite a établi une classification pour ces églises saxonnes, et propose de distinguer deux influences : une première classe, selon lui. serait bnsilicale, imitant le plan des basiliques romaines, une large nef, avec ailes, terminée par une abside, l'aulel élevé sur la corde de l'arc, le chœur au-devant de l'autel ou au fond opposé à l'abside, un porche conduisant à l'atrium ou cour d'entrée, avec quelques modilications. par exemple, au lieu du grand arc romain, trois arches ou arcades, comme si les architectes saxons n'avaient pas osé appuyer sur les piliers le grand arc romain comme exemples Christ-Church à York, les monastères de Wilfrid à Ripon et Hexham. l'église de Reculver. Saint-Pancras de Cantorbéry, Rrixworlh. \ving). La seconde classe a pour caractéristique le chevet rectangulaire remplaçant l'abside (ancienne église de Glastonbury. l'église de Worth, Sussex, etc.). Ce type d'architecture serait imité des maisons privées avec les mêmes procédés de construction. Le chevet rectangulaire serait en quelque sorte le caractère national de l'architecture saxonne, qui résista même à l'influence normande. Cette théorie a été adoptée par plusieurs auteurs, notamment Hint, The Engli&li Clturchto the Xormanconquest. p. 19-2. Mais BaldwinRrown ne i)arait pas admettre complètement ce système, loc. cit.. p. -280. Sa classification s'appuie sur d'autres données; il attache moins d'importance au chevet rectangulaire, qu'il ne croit pas exclusivement saxon [sur ce point voir aussi Exi.Ai'.T. Manuel O'archi'ol. du rnoijcn «yc.p. 2-23;. etoù il voit moins «ne tradition celtique, qu'une preuve de l'inhabileté des architectes anglais pour la construction des arcs et des voûtes.
cherche ses modèles, il lutte péniblement contre les difficultés, mais déjà il s'afiirme par des procédés habiles, par un heureux mélange de force et de grâce ^ Le viii'^ siècle qui est pour les royaumes anglo-saxons, au point de vue religieux, le grand siècle, est aussi celui des grandes églises et des grands monastères. La période des invasions danoises, si désastreuse pour l'Angleterre chrétienne (de 800 à 950 environ), arrêta cet élan, sans cependant faire rétrograder l'art architectural, qui maintint ses positions et sut même perfectionner sa technique. La période qui suivit l'invasion danoise et précéda celle des Normands (950 à 10G6) fut un nouveau réveil. Le roi Edgar, Canut aussi bien qu'Edouard le Confesseur, favorisent ce mouvement^. Les églises se multiplient sur le sol anglais. Et ces grands elforts des architectes saxons pour progresser toujours, et donner à leurs églises des proportions plus grandioses, une ornementation plus magnifique, font déjà prévoir les merveilleux développements de l'âge des grandes cathédrales gothiques en Angleterre, de ces églises de Winchester de Salisbury, d'Exeter, de Durham, de ^Vestminster, de Cantorbéry surtout, de tant d'autres , qui semblent atteindre aux dernières limites de l'art. Là encore, sans doute, les Normands ont