‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 71 sur 118 · cf. cliap. II · texte numérisé non relu

cf. cliap. II

Ce monastère, une des merveilles de l'Angleterre, et l'un des plus sacrés souvenirs de son histoire, illustré par tant de grands hommes et tant de saints, vécut jusqu'au jour oîi Henri YIll ht prendre et écarteler le dernier abbé de Glastonbury aux portes de son église, 15 novembre 1539, pour s'emparer des trésors de son monastère ^ David, le Benoît de la Cambrie, l'avait relevé de ses ruines au v« siècle"^.

Saint David, dont nous avons constaté l'influence dans toute la Cambrie, travailla à la restauration de la patrie bretonne par la fondation de nombreux monastères. Le plus important est celui de Menevia, à l'extrémité méridionale du pays de Galles; David est resté populaire, et Shakespeare parle encore de sa fête conservée parmi les populations protestantes du pays 3.

Llancarvan fut une nécropole des rois bretons et des grands chefs au pays de Galles, en même temps qu'elle était une école religieuse et littéraire où l'on étudiait l'Écriture sainte et les auteurs anciens.

Nous avons parlé aussi de son fondateur, saint Cadoc, l'émule de saint David, qui par son influence morale faisait échec à la puissance des chefs barbares du voisinage ''; personnage si curieux, à la fois ermite, abbé, barde, chef féodal. Llandaff,

1. DiGD.u.F.. t. 1 de la continuation, p. Kl. Do5i Gasquet, The last ahbotof Glastonbury, London, 18n."i.

2. Cf. plus haut, p. 43; Acla ss. llibernix, t. I ; Wauton, Anglia sacra, t. II.

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