Succès de la vie monastique
On peut constater par ce tableau raccourci quel succès extraordinaire eut la vie monastique parmi les Celtes et les Anglo-Saxons. Nulle part, au moins en Europe, elle ne prit aussi rapidement un tel développement. 11 suffirait, pour en donner une idée, de rapporter le nom des princes, des princesses, des rois, des reines, ou des personnages de sangroyal qui embrassèrent cette profession durant la période que nous venons de parcourir. Toutes les races royales de l'Heptarchie y sont représentées ; on formerait aisément avec ces noms un almanach de Gotha monastique.
Nous citons presque au hasard. Coohvulf, une première fois moine par contrainte, puis roi de Northumbrie, abdique et vient mourir à Lindisfarne ; son successeur, Eadbert, suit son exemple. On compte du reste dans cette famille royale, parmi les prédécesseurs de Ceohvulf, huit ou neuf rois qui se sont retirés dans des monastères'. La reine Eanfleda, qui finit ses jours à Whitby, y trouve commeabbesse sa propre fille, Elfieda-. Ethelburga, fille du pre-
1. M.vDii.i.fpN, Acla .SS. 0. S. Il-, t. ni, p. 46.'i; îIomai emiu-rt, lue. cil., t. V. p. 110, m.