MoXTALEMliKIir, lOC.rit., p. 2(ii
mier roi chrétien de Kent, femme d'Edwin, roi de Northumbrie, vient après la mort de son mari, fonder un monastère à Lyminge. Elle y reçoit une autre reine, Eadburga, fdle de cette Eanfleda dont nous venons de parler ' . Son frère peuple de sa postérité les cloîtres anglo-saxons et gaulois. Sa fille, Eanswida, fonde un monastère à Folkestone. A Ely, cette grande abbaye d'Estanglie, Montalembert nous montre trois générations de princesses, issues du sang des Uffings et des Ascings, ces premiers conquérants saxons. La postérité de Penda, ce païen féroce, cet adversaire irréconciliable de la nouvelle religion, fournit elle-même des recrues aux cloîtres dans la personne de ses petites-filles. La race de Cerdic, qui devait faire l'unité politique de l'Angleterre, a des représentants dans les monastères; Ina, roi de Wessex et législateur de ce pays, se retire à Rome et finit sa vie dans un monastère; ses deux, sœurs l'imitent ". Mais le fait le plus significatif et le plus éloquent, ce sont les quatre tableaux généalogiques que nous donne l'auteur des Moines d'Occident, à la lin du V'' et dernier volume de son œuvre. Le premier de la race de Hengist et des rois de Kent; le second de la race de Penda et des rois de Mercie; le troisième de la dynastie des Uffings, rois d'Estanglie; le quatrième de la dynastie des rois de Wessex. L'arbre généalogique de toutes ces fa-
I. Ibid., p. 26i, ill sq. Sur I.yminge, cf. R. C. Jenkins, Account of Ihcrhurch o/' St Mary and St Eadburgh in Lyminrje, London, 1859. •2. MoXTALEMDERT, p. 297, 301, 304-, etc.
milles fleurit, à toutes ses branches, en abbesses et en moniales. On ne s'étonne pas après cela que certains annalistes comptent jusqu'à trente-trois rois ou reines des différents royaumes anglo-saxons, qui ont fini dans la vie monastique.