Les Angtais en Voyage, t. Il. En France (novembre
et de ces écrivains « maniéristes », comme Bulwer-Lytton, qui ont quelque chose de féminin dans leur talent ; tandis que « l’école de Newgate », représentée par Ainsworth et Dickens (auquel la Revue accorde, dans son Bulletin de novembre 1839, « le double talent de votre Paul de Kock et de feu Victor Ducange ») lui inspire autant de mépris que d’admiration .
Le rôle de la Revue Britannique doit être particulièrement odieux à Victor Hugo lorsqu'elle se met, suivant le programme intéressant tracé par Pichot dans L’Echo britannique”, à indiquer les emprunts du poète à des auteurs anglais, ou les erreurs de couleur locale contenues dans ses œuvres « anglaises » : et si Hugo n’a été qu’à demi satisfait de l’article, pourtant assez favorable, publié par Pichot sur Marie Tudor, dans la Revue de Paris, en 1833 ”, il ne doit pas être content, non plus, du rédacteur de la Chronique littéraire de la Revue Britannique, qui relève scrupuleusement les inexactitudes de sa description de Holyrood (dans Le 7 août 1 829, Les Rayons et les Ombres), «de peur que, de licence en licence, ilne lui prenne envie de faire quelque jour de Marie Stuart une reine puritaine, pour donner un pendant à la sévère Marie Tudor, changée en Messaline italienne ‘ », ni du rédacteur qui dit, assez ineptement, en février 1839 : « Au théâtre M. Bulwer à donné la Dame de Lyon, pièce remarquable qui paraît avoir fourni Ruy Blas à M. Victor Hugo *. »
1. Dans une note, à propos du Baron de Grogswig (Nicholas Nickleby), le premier morceau de Dickens traduit par la Revue, elle loue « cette piquante satire des mœurs du romantisme. Il fallait que le donquichotisme littéraire des imitateurs de Scott amenäât tôt ou tard son Cervantes ». (mars 1839.) Mais, dans la Correspondance de mars 1840, Bulwer Lytton est opposé, comme « champion du bon goût » à l «école de Newgate » (Dickens et Ainsworth). Ê
2. Pichot se proposait d'examiner, non seulement les pièces jouées en Angleterre, mais aussi « dans les nouveautés de notre propre scène, soit les emprunts faits au théâtre anglais, soit les sujets qui intéressent l'histoire et les mœurs de la Grande-Bretagne ». (Æcho Britannique janvier 1835.) È à
3 V. note de Pichot, dans un article sur Marie Tudor. Rev. Brit. octobre 1873